Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllSTOII\E SOCI.-\LlSTE nion '. •· L-· mol a rail fortune ... à moins qu·elle ne ful faite dPji, quand Napoléon le prononça ... s'il ra prononcé! Quoi qu'il 1•11 -uil, il esl certain que sans aulre témoignage que l<'efaits connus de lous, on arrive à celle conclusion corroborée définilinmenl par un document 1 : f;onaparle rnulail une croyancr religieuse pour le peuple, mai, il n'en "" l pt>r,rnwellemcnt aurunP. Lanfrei avait donc raison, 1·cjelanl le mol de ThiJ,au,leau •- « l!'s nerfs de ~apoléon élaienl en si mpalhie avec le sentiment de l'n,,lence de Dieu • - el c•lui ùc Thiers - • Donaparlc Nait porlé aux hlél', religieuses par sa conslitulion morale » - de conclure que le premier co1hul lui apparaissait comme un homme qui " del'ail tout nalurellrmcnl ,e rclroU\cr calholic1ue le jour où il aurait un intérêt il le paraître' ». Cel inlér,'•l, c'est l'élalllissemenl de son pouvoir ahsolu. Dès lors, il peut parailre singulier qu'il se soit tourné vers la p:ipauté au lieu d'organiser une église, un clergé « il lui,,. ~Jais il avail vu que les églises nou1clles n'avaient que des succès momeulanés, tandis que l'Eglise romaine se maintenait par la sun ivance de traditions fort anciennes. li pourrait lui demander de retremper sa JlUis,ance per,onnellc dans ces traditions el pensait Ilien faire du pape son set·viteur autant el 1>lusque son allié el cela en le tenant par l'intérêt et pat' la crainte. Ce quïl voulait avant tout, c'est, si l'on peut s'exprimer ainsi, une organisation prdeclorale des consciences. El n'ouillions pas que la politique religieuse de llonaparte a abouti au catéchisme de 1807. Seulement, et c'est là que rhi,Loi1·e nous olîrc le.plus matière à ré0exion, les llonaparte, les gouvernements passent, tandi, que celle organisation de superslilion internationale qu'on appelle l'l,;giise romaine ~uhsiste avec ses racines parfois émondées, toujours prèles il ,,. mulliplicr. Un traité passé a1·eccette puissance ~i dilficilement obligée à desserrer son étreinte pendant la Hévolulion devait entrainer à nouveau le pa}s et faire reculer pour longtemps l'œuvre révolutionnaire. Qu'importait à Bonaparte, sa seule puissance immédiate le pr~occupail et puisque par le catholidsme romain il pouvait avoir des esclaves, il a clemand6 au chef catholique son appui. CH.APl'l'HE li LE CONCOHDATET LES AHTICLESORGAXIQlES. \. - COM:IIESl' FUT co:--cu; LE COM'OJW IT Le 16 prairial (5 Juin 18001 , Bonaparte, en pleine campagne d'Italie, dit aux curés de Milan, en parlant de la religion papiste : • Persuadé que celle reli11ion est la seule qui ~uisse procurer un bonheur ,·érilallle à une société t. Nolel manuscrite1 de Grégoire, apparlenaot a le. Guier et. citées par M.. \ulard dans son IIWtoin polit"J"U tù la, Jlècoltdion, p. 7~, note 3. !. Hinoirt de Xapoleon J•r, t. li, p. 339.

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