Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

7C. IIISTOllll\ SOCIALIST" bien ordonnée el affermir la ba~e des bon~ gouvernements, je vous assure que je m'appliquerai à la protéger el it la ,léfen Ire clans tou, le, lemp, el p1r tous les mo) ens ... :iulle société ne peul e,i,;ler s1ns morale. il n'y a pas de bonne morale sans religion, il n'y a donc crue la r•li<;ion qui donne à n,tal un appui ferme el durable ... Quan'I je pourrai m'aboucher avec le nouveau pape. j'espère que j'aurai le bonheur de lever les ob,tacle, qui pourraient s'opposer à l'entière r{•concilialion de la France av~c le cher de l'Egli,e ... » Le 29 prairial, après )larengo, il as,i,le it un 1 r /),,un célf'bré il Milan. Mais notons qu'à Paris, pour calmer les esprib, c,11 déclara que si le premier con- ~ul avait assisté en Italie à celle cérémonie religi~u,e, c"élail en vertu de rusage local d"une religion prépondér.inte '· A•1 r,, 0•11111 ,te ~Oll'r-D1m', le 23 juin, les consuls ne parurent pa, el il s·y produisit des incidents qui montrent que la police avait raison de dire que J"annonc i ~eule de cell~ réunion avait« monté les têtes'». Le 20 juin 1800, Ir cardinal Marliniana, évêque dr Verceil, écrit au p1pe : • ... llier, en retournant à Paris cl en s'arrèlanl pendant quelques heures, il [Bonaparte] me prit à part, dam; une conférence inlime,el me communiqua son ardent désir d"arrangc,· les cho~es ecclésiastiques de la France ... el il me pria instamment de me charger de la négociation entre Votre Sainteté el luimême ... 3 » Celle lettre du cardinal )farliniana, qui ful pour le pap~, selon M. Mathieu, « l'arc-en-ciel clan5 l'orage "• marque le début des négociations qui onl abouti au Concordat. Pie \'Il - cardinal Chiaramonli, évôque d'lmola - élail pape depuis le 1/4m,,rs 1800, et cc. grâce à l'entente entre ~laury, représentant de Louis XVIII à Home, el le cardinal Consalvi, ~ecrélairc du conclave .. \u·momenl de son élection, Pie \'li voyait ses Etals à la disposlio,1 des Autrichiens el, selon la constante politique vaticane, il élail tout disposé à che~cher de:; alliés dans n'importe quel pays coutre la très c tlholique Aulrich J qui menaçait de le mettre e11tutelle el ne lui (Jermellail mtima pa, de lr,1verser le; légations pour aller a llome 1 • Dans ces condition;, il réporllil Ul'CC enlbou- :;iasme aux avances du [Jremier consul, vainqueur ùe l'Autriche, el ne négligea pas l'occasion qui lui permettait de si bien concilier sa piété el ses intérêts ... Marliniana ue disait-il pas dans si lellre que BonaJarle promelLait d'employer tout son pouvoir pour rendre au p tpe loJ; ses Etats? ... Pie VJI, tout en arurmanlà l'empereur d'Autriche.à Paul l"el à Louis XVlll 1. Rapport de police du 5 messidor an VIII, publié par Aulard 1 Paris sou, le Consulat, t. 1, p. -4'i7. 2. Rapport de la préfecture de police, Id. 3. Cette le1tre a été publiée p;lr Mathieu, O. c., p. 3. '•· Le conclave av.1.iteu lieu à \'enise (1"" décembre 1199-14 mars 1800). Pie VII ne rentra l Roine que le 3 juillet. Pour l'histoire du Concordat, nous ren'foyons, d'une facon générale, à l'ounage de d'llausson,•ile, L'Eglise romaine e, l'Empire, et Boulay de Ja Meur1.he, Docume,us sur la f'li{JOCiaticm du f.'oncordac.

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