i2 IIJSTOIRE SOCI\LISTE nislr,,, du culte. li \icnL ,rNre donné à nglis' SainL-Gcnai, un orne ncnt tJui a coûté i 1~x1rranr, ». Avec l'arf(ent, l"Eglise romaine dispose d'un per• ,onncl nomhreu, qui s'accroit chaque jour par l'apparition nouvelle de guel1J11eprêtre, la ,cille rarhé 011 emprisonné. Tou, 5C ruent liltér,1lemrnl sur la France comme à nne nouvelle croisade. L'évêque de Saint-Papoul passe d"une <•glise dans l'autre en se faisant a nnoncer plusieur; jours à l"arnnce, et il prêche " 'Ur la néce~silé d"un sen! cnlle, du culte romain 1 •. Pcnrtan: cc temps, • les intolérants • se rendent dans,~, réunion, de lhéophilanlhropes ou d'autres a.teptes de sectes quelco nque, el les trouhlent, les attaquent. L"Eglise romaine n'e,t pourtant pa, " une •· Elle se partag1•ail en deux camps : les ralliés au gouvernement dr la Rcpu bliqur groupf's autour de Sicard el Emer), les royalistes intransigeant, à la mile d<'s évêques qui continuaient à c,pérrr le retour de Loub XYIII reconnu par le pape Pie \11. Si nous nous sommes étendus sur la situation de, !liwr, cultes en France à la veille du Concordat, c'Psl afin de bien établir le Lerrain de dis• cussion sur lequel mainlcnant nous allons avoir à nou, placer. Nous nou, hcurlon~ -ouv1·nt à des gens qui, tout en étant loin d'approuver Don aparle, sont per-,uadés que par le Concordal il a rendu la paix religieuse à la France. c·est le cliché. Or cela est faux, radicalement fau x. Un historien clérical et césarien, )1. Ché11on', nous parle après tant d'autres de « ranarchie • où se lromait la France quand Bonaparte prit le po1noi r et il lui fait rapidement établir le Concordat. Dans un livre lr-ès récent 3 - qui a permis à ~I. Ribot de nous livrer celle pensée, sans doute proronde el neuvP, <1u·enmatière religieu~e • il faudra ,•n revenir à une politique de principes •' - )!. Noblemaire s'arrête, lui aus~i. au Ill brumaire et va,se b rusquement au Concordat. Avanl le 18 brumaire, cc ,ont les lamentations et le, gémis,e111ents; après le Concordat, c·est le bonheur, la rélicilé. El tou t cela pour prouver que le régime de la séparation - • la comédie de la sép aration ,, - a valu au catholicisme ,, les jours les JJlu,; sombre, qu"il ait jamais 1écus en Frdnce •· :\lais enfin il faudrait s'entendre: entre le 18 brumaire et le Concordat les catholiques ont-ils été libres, le, protestants ont-il, été libres, el les lhéop hi• lanthropes, les juirs, les com,lilutionnels, les déca daires ont-ils élé libres?... " Jamais il n'y eut autant d'aulcls debout el célé bré, qu"à la l'Cillc du Con• cordat • •· li faut croire m1'me qu'il y en avait trop pour la pah el la liberté telles que la r,'vent le, pu,·li.ans de l"Eglise romai ne! ~lais c'est notro rOle à 1. Rapport de la préfecture de police au 10 thermido r an VIII, Arcb. nat .. \F n· t3!9. t lfisc Gin., LaTiue et Rambaud, t. IX, ch. T111. 3. O. '.\oblemaire, Co,1C"o,·d0,rou -"itparatfo,1, i Lettre d"lntroductioo. :,. P. 117. 6.. \ul(U'd, J/ilt. 1>olit. de t,, liil', (,·., p. '"i:3t.
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