IIIS'J'Ollllè SOCIALIS'l'f. ,1 Pi,• \'Il. el s'il faut rn croire Gr(•goire, cinfJuaule év,'fJues rt Ili, millr prèlrrmariés n•parlis chn, lt•s l'.·gli,es clr lren lc-qualr~ mille ronun une,. Grégoire e,a!.(/>rr crrtainrm,•nl. entr.ilné quïl {•t1it par son cl(·rnûnw11l i1 unr église <1011i1l fnl l'âme N il laquelle, ,r!on 1,•,prrs:;io,i d'un prélat rle rr tempsci, il rrsta fül(,[,• « c1uancl personne n,• la prr•nait plu, au ,(•ril'U\, si hien qu'à la fin M $a Yir il en était devenu J,, srnl év~111e N pre,c{l1r le seul croyant. » L'Eglise cnnstilutionnelle n'(•t~il pas aussi pni-sante, •·'est cerL1in' parce qnr, si le coup ùï,t3l du IX brum·1ir,! lui rervlil une liberté que Ir Directoire avail confi,quée, il ouvrit au,;i lt•s frontière, ou t, prison a une quanti lé de prêtres réfractaires rnmain,, cl'oiL11<1nrncurre,11·,, st•rirn~e qui devait lui faire éprouver de gnn t, ùomm1~es, nr ell,• n'él:iil pas a-set. riche pour luller victorieusement. ~lalgré cela eepcnclanl, le clergé ,·on•lilulionnel avait encore une forte situation et Jp, ég-1rùs n11rqué, p~r Blllaparte à Grégoire nou, sont une prcu1c qu'il était puis,anl : nous ~avons, <•n e!îet, que Bonapartr ni' natte ou n'honore dr <')Il amili(• que ceu, quïl a intérêt à s'allacher. Il a trompé Grégoire - en qui )1. )lathieu veut 10ir un « conseiller religieu, » du premier consul et qui u'esl en réalit 1 qu~ sa tlupe - en le persuadant que ses préférrnce; allai!'nt it l'Egli5<' constitulionnelle, et, dans le même lemJlS qu'il né;ociail le Concordat a,·ec le papr de Rome, il accablait de prélenances le papr der« Eglis<' artificielle et schismatique » 3 • li est vrai que c'était un moren dïnOuencer t•ie \'Il. c·e,t dans ce but qu'il autorisa la tem1e d'un conciJ,, national rle l'Eglise con,litulionnclle qui se tint à Saint-Sulpice du :?!I juin tSOt au Hi a<lùt suivant. L'Eglise constilulionnelle n·avait pas de rivale plus dangereuse que l'Eglise catholique romaiue en pleine œu1 re de propagande rl de fermenlalion. Comme l'établit )!. Debiùour ·, Doruparl<' a menti en se clonn111lcomme le restaurateur du culte catholique, car, selon le chilfr,, dt• l'évèquc Le.coz. il ) avait en France 10000 paroisses desservie:, par le, prêtres papistes avant que Bonaparte ne prtl le pouvoir, el on les retrouve au"i à la veille du Concordai. Ce qui a toujours caractérisé l'Eglise romaine, c·est sa faculté d'allircr i1elle de l'argent, beaucoup d'argen let, landi, que les autres cultes restent pauvres, on la voit pendant le Consulat accumuler les capitaux et, dè:; lors, entamer sun œuvre habituelle de propagande avec toutes le:; chances de succès .. \11 déliul même, il y eut de l'étonnement à la suite des dons faits aux églis,•s, et l'on en trouve trace dans celle réne,ion d'un policier•: « Les églises se rou1renl partout et, cependant que les malheureu >t gémissen l dans la mine attente d'un faible secours, les libéralit6; ùe, fidèles se doublent en favrur de:; mit. CardinalM:ithieu. Le Concu,-dat de 1801 1 p. H. t. Cardinal Rocquain, Etat de laF,·ance au- 18 b,·u,,caire. p. '.!"Il. 3. Malhieu, 0. C. 1 :rJ. \, o. c., p. 184,, 5. Atcb. nat. AF 1v 1329.
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