Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

;n IIISTOlflE SOCI.\LISTE ont 11•,bir de détruire cellr nouvelle srcte. Di•cadi llt>rnie1· le~ agt>nts du fanatisme 0111 employé 341enfants à re,(>culion de h•ur projrl. Ces Pnfantô ,e ~onl portés i, l'égfüc Saint-Genais, ont brH• tout cr quïls ont trou"', de relatif au ruile de, thcophilanthropes, ont port~ le, débris dans la rue l'l les ont lirûlés en criant : « A bas le, Jacobins 1 •· - L!'s conpal,Ies ne furenl pa, i,unis el l'on en a la rai,on ,i l'on ~onge que le fail •e pa,,ail peu après l'allental du :1 nilù,e, c·e,L-à-dire en pleine réaclion. llonaparte se préorcupe peu de défendre des • anarchistes • ! Le 1:! ,endémiaire an X \ octobrP 18011 , un arrêté consulaire enlevait all\ théophilanthro1>es le droil de sP réunir dans les égli-1·s el d•"s lors leur culte. conserYé ,eulernenl dan, quelque, familles, db11arul peu à JJeu. Le ('lllte ch•cadaire ne fut, penclanl les dernières années de son existence, qu'un rnlte de fonclio·nnairt•s. lis a,,islaient var ordre à ses cérémonies el s·y trou, aient ~culs ou à peu près, même avanl l'arrêté clu 7 thermidor a11Ylll 1111ire11dil le d écaùi obligatoire pour eu, ,eulemcnl. Déjà, en nivôse, un rap1 orl gt'néral de police déclare que « cet te belle el utile inslilulion se mbh• anéa11tie •, el il ajoute: • ,San, les mariages el les familles qu'ils atlirer.t, les !Rmples ,craienl presque Lotalemenl déserts. • Or celle cause d"auimalion ou de Yie pour la • religion cil ile• disparul elle-même à la suite d'un autre arrèté du 7 thermidor supprimant l'obligation de ne se marier 11ue le décadi. Il cornienl de rappeler aus~i que la loi du :; nhù::e an Ylll, 11ui r(•duisil à deu, seulement les f(Jtes nationales, a"til Mjà porté atleinte au ruile décadairt•. )Jais il ne faul pas voir dans les me-ures qui onl re,trl'int cc culte des acte~ d"auLorilé heurlanl de ,incères croyances. Le public ne s'en occupait plus el il en élail de toute la France comme de Bordeau\ d'où Ir préftl tlcrivail au ministre 1 : • ••• Je ne dois pas vous laisser ignorer qu'à mon arrilée dans ce déparlemeul j'ai trouvé un grand relàchemenl de la part de, citoyens el des aulorilés sur la célébralion des décadis et un grand empressement à cèlélJrer les anciennes fê:es ..... J'eus, aYanl mon di•parl de Pari:;, quelques explicalions à cet égard a~ec les consub. On rue répondit que lïnlenlion du gouvernemenl n'était pas de forcer les citoyens à lra rniller ou à se repo,cr à des jours fbes; qu'il fallait leur lai,,er la r,Ius grande liberte sur ce point; que l'expérience avait prou té que tous les t•ITorls faits pour maintenir la célébraliou des décadis a,·aient été i:rnlile~; •1ue les halJiludes de la grande majorit6 de la nation s·y opposaient ronslamment. J'ai dll, par co11,éq1,enl, fermer les yeux sur ce qui se pratiquait... •- Les cérémonie,; décadaires ainsi amoindries el presque oublièt•, ne ùisp,1rurcnl cependant toul à fait qu'avec le régime de la séparation, c'e,1-à-dire au moment où le Concordat ftH mis en œu-re. L'EJ;lbe !lite conslilulionnclle comptai!, à la veille du pacte conclu avec 1. Lenrie d, Thibaudea.u le 3 rra.inal ,a VIII. Archi.-es nation:ùes, ,,, m. Gironde 8. Pubhée par .\ubrd, Histr,i,v politiqur de la, R(.:,,lwtion f,.aK,;aiu, p. i!«J.

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