JIISTOllll<: SOCIALIS'rE 67 considérée comme sérlilieuse en Janvier UIOO ! •Écoulons• piulôl la pollce 1 : • Dans predque Lous irs canlom, les malveillants ont voulu abuser de ifl lolé• rance philosophique du Gouvernemeul, pour persuader au peuple que la -sonnerie étoit une partie inhérente au cultr, rt 11ue, la liherté illimitée du cuite étant rendue, lis pouvaient el devaient sonner les cloches; mois une circulaire persUa•ive et lerme du département et de son commis~aire a tout rail rentrer dans rordre. • C'est que, si le gouvernement entend être loiéranl, Il n'entend pas lavoriser une réaction, el c'est le propre de la religion romaine : dè~ l'instant où on parall del'Oir relâcher toute surveillance, les ministres du culte catholique se multiplient dans des campagnes violentes qui n·ont d\1ULreobjet que d'aboutir à l'anéantissement de toute liberté ..-.. « Vous verrèz que ce; prêtres vont reprendre leurs prétentions, leurs vues cupides et ambitieuses ..... , ils vont exciter les bigots contre les ropubilcal,1s. Qui sait s'ils ne l orteronl pas leurs prétentions plus loin? Oo dit qu'ils se proposent de dema11derque la religion du pape devienne nationale, exclusive, etc. Enfin quelques prêtres ont porté l'impudence jusqu'à espérer qu'ils déterntineronl les consuls à aller à la messe ... » •. C'est un journal parfünn de la liberté des cultes qui parle, mais c'est un journal républicain pour qui le rêve semble être de voir le triomphe des id6es républicaines donné comrnè fin rationnelle de toutes les religions. Cela nous parait invraisemblable el cèpendanl cet état d'esprit a existé, témoin la circulaire de Laplace au clergé de l'Eglise ci-devant con~tilutionnelle en ùate du 26 brumaire an Vif!. Le ministre de l'intérieur y e~pose nettetncnt que la lutte enire les diVer~esreligions doit viser à ce seul résultat : raire le plu~ d'adhértmts possible à la l\6publlque. • C'est en vain, dil-il, qu'on tiendrait un langage dilférent dans les prédication~ qui sont entendues et dau, les confessions qui son( secrètes : le secret de vos inspirations dans ce tribunal où vous disposez des limes sera révélé par les dispositions des âmes que vous dirigez el que ,ou~ formez. • Quels cul!es coexistaient donc en Prance pendant le régime de la séparation appliquée dans l'esprit que nous venons de voir? Nous rétrouvons les lhéophilanthropes, le culte décadaire, le Judalsme et le protestantisme qui ne sont pas des religion~ de • combat • et demeurent en dehol'S des agitations politiques, au contraire de la religion catholique toujours divisée en deull parties : l'église ci-devant constitulioonelie et J"égliscpapiste. Les théophilanthropes, dont la plupart avalent applaudi et quelques-un, coopér6 au coup d'Etat du 18 brumaire, purent conl1nuer l'exercice de leut coite sans rencontrer la moindre hostilité. La « religion naturelle• fut t. Compte g,otrat 1ur Il dlaaUoo mon.le, politique et civile du département de Ja Seioe peodao&.le moi, de oi•ôst, an VIII. (Arcb. nd. Fvn 7627.) Voyez, 1url'application detloiadu 7 nod6miaire 1\ du 2 germinal, 10 IV, interd.iaan, l'exercice Hlérieur du culte, Ja cîrcÙJair• •owgique de Fouch6, du 13 ftorial, a.n JX. 2. Ami du loû, t3 nitÔM an. , t11.
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