Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HlSTOlRE SOC::lALISTE 501 lalhes incessantes et désespérées, le, rang, ennemis, cPux-ci, continuellement accrus par iles ré,erves Jusque là di,simul~c~, se reformaient à nouveau el ,·epnnaienl contre nous one altaqoe plus vive. Ju"fJn'au ~o;T,on ne sut préciser le cOtéde la ,ictoire. L&nnilallnil cependant en décider autrement: une vigoureuse allaqoe, dirigée rar York, lut men<:P,à l'improl'i<te, contre les troupes Ile Marmont qui, surprises dans leurs cantonnement<, furent complèlement anéanties; ceux que l'ennemi n'avait point atteints s'enfuirent en désordre en abandonnant l'artillerie qui tomb,1 aux moins dPs Pru<siens. Cel écher, qui eut un relenli~•ement lamentable, détermina le rPtour de J'emp,•reur par Sois<ons. Là, tandis que les plus fàcheu<es nouvt'lles lui pnrHnaien t chaque jour, tandis qu'il apprenait les progrès de l'inva•ion, les reculades précipitées de plusieurs de !'es lieutenants, lïmrérilie, l'hésitation ou lïmprudence des autres, tandis qu'on lai annonçait les symptômes des ,oulèvemenls et les excès des passions politiques qui présageaient sa déchéance, il déploya une activité, une énergie indomptable, une miraca1euse prt>srnoe d'esprit qui sont assurément les plus Honnaotes manifestations de ce génie néfaste (l singulier. En deat jours, il rélablil l'c>rdre dans son armée et loi donna, au rnilien des emporl1•mcnls d"an zèle flévreu~, une cohésion nouvelle. La nouvelle lui p1n'int en m~me Lempsde la marche sur Reim~ d'an .;orps de 1:">000Russes el Prw;siens fous .le commandement de Saint-PriesL Il •e mil au~silill en route, rt infligea une sanglante délaite à ces oonlingeuls, dans une rapide rencontre au cours dP laquelle Sniot-Pricsl trouva la mort. Cel a,anlage si brusquement remporté fil hésiter à nouveau les alliés; Napoléon pensa qu'un atermoiement lui serait, en la circonstance, très lu• ne,tr, en ce qu'il donnerait au1: alliés le loisir de se l'<'ffiPltreel d'élaborer de nouveaux plans. Quelque ba•ar,ieux qne rot oe dessein, l'empereur résolut de lenleTune action décisivl' contre Srhwa-rlzenberg, dont il espérait venir à bout, tant il connai<sait fon indécision et ,es lenteur~. L'umée de Dnbême complait près rie iOOOOO homme•; Napoléon n'avait guère avec lui que 30000 soldats; la disproportion de ,on efleolir ne l'arrêta point dans son entreprise. Napoléon se blta \)ers l'Aube, comptant surprendre ceu, qu'il cherchait; mais les allié• avaient d'enI-m•'mes décidé la retraite dans la direction de Troyes. L'empereur ~ouhaitail ,ivemcoL mettre à e\éculion le plan Temar• quahle qu'il a,·ail conçu : précipiter, 11arune défaite, la retraite des armt'es coalisées et opérer sa jouction avec les garnisons laissées dans les places ferles à mesure qu'il s·avnnçail vers lrs fronôère<. La réussite de ce de~sein, c'était la dtilivrmee du territoire, le salut de l'Empire et du pre,.tic:ede :llapoWon. Le 20 mars, l'empe,eur se heurta, è Arcis-sur-Aube, à Schwarlzenberg pi, oonlrairement Ir. ea coutume, el sOr celte fois de pouvoir l'éslsler à teus 'Ill -uts, donna rnrdre d'allaquer sans retard; débordé~ de loot~s parts t&.MGiml&s par une artillerie nombrellll6, nos c:avalien smpendeot Je moove-·

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