Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

5!10 lllSTOlllR SOCIALISTE par rlt-, clau,.,, lrè< importantes. L'Autriche, la Pru•se el la llu.sie, entre aulrrs t'riga~Pmrnls. drvairnt mainCenfr sur le pied <legurrri•, chacune, un conlin!?•'lll dp 1;;000<1homme~. Le ,ud de la France élait, dans le moment. le lhéàtrc de l'agitation royali,tc. Bordrau,, investi le 12 mars par \Vellinglon, relrourn quelque chaleur pour saluer le duc d'Angoulême qui renlrail en France, à l'al.Jri des baïonnettes anglo-espa~oles. Ainsi qu'un conseil de guerre en avail décidé, el comme nous l':n·ons rele,·é plus haut, l'armée de Blücher se h&.la vers Paris, dans le~ derniers Jours de féuier, tandis que Sch\\arlzenberg se relirait dans la direclion de l'Aube. Marmont el l\lorlier, qui allaienl se trouver en race du général prus• sien, amienl mission de le contenir, tandis que :-iapoléon tentait de le sur• prendre sur ses derrières. L'empereur comptail en finir aYcc lui en l'écra• sanl de la sorlc; le ha<ard devait déjouer ses plans. A l:t tête de 30000 hommes, ~apoléon sorlil de Troyes le Z7 février; il laissait Macdonald, Oudinot et Gérard dont les troupes deYaient s'opposer à un relour orren•if de Schwarlzenberg. Pendanl ce temps, \Vinlzingero,le et Bulow s'eJrorçaienl vainement de joindre Blücher. Celui-ci, serré par ~apoléon, menacé par Marmont, semblait à la veille d'une èéfaile relenl issante qu'il n'évita que par l'incompréhensible frayeur d'un certain général Moreau, lequel commandait Soissons et capitula, san:i avoir comballu, livraol ainsi, dans ce moment rnpr~mc, la seule issue qui restât à l'ennemi. C'en élail fail de ce grand projel de Napoléon: la veulerie de Moreau avail loul perdu; l'empereur, furieu,, ordonna de fusiller l'incapable, el se remit, avec une inlassal.Jle ardeur, à la pour,-uite de celui qu'il complait briser d'un coup et qui venait de lui échapper miraculeusement. Napoléon ne vouiul point laisser de rèpil à Blücher; il passa l'Aisne derrière lui, bien décidé à le contraindre à une lulle inégale oerles, el plulôl défarnrable aux Français, mais donl il escom1,Lail de brillants el signiflcalifs arnnla!?es. JI le joignil, non loin de Berry-au-Bac, dans les plaines de Cra• vonne où s'engagea, dès le malin du 7 mars, un combat dont les conséquences de1aienl élre forl meurtrières. La position des alliés élait excellente mais l'impéluosilé des Français Cul telle qu'ils ne s·y purent maintenir et elfectuèrenl leur retraite dans la direction de Laon. A l'égal de l'ennemi, celle journée brillanle pour nos armes, mais peu décbi.,e, nous avait co01é plusieurs millier, d'hommes. Blücher s'élail reliré sur Laon, mellanl à profil les accidents de terrain nombreux dans celle région; il Ol là sa jonction avec Bulow et Wintzingeroùe, et, à la tète d'une immen,e armce, attendit prudemment l'olren~ive des Français. Celie-ci ne se fil I as allendre; le 9 mars, la bataille s'engagea el ne larda J)a, à mellrc douloureusement eu lumière l'imp nlssa11oedéAaith·e de nos err,irts. A mo~ure que notre arlillerie décimall, an pr.ix de ten-

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