HISTOIRJ<: SOCIALISTE 587 née du i3. Napoléon méditait sur les résolutions auxquelles il devail s'arrêter; il venait d'apprendre la relraile de 11armont, demeuré en arrière et pressé par Blücher qui se dirigeail sur Champaubert et Mon 1mirail. li n'y avait pas de Lemps à perdre. L'empereur s'éloigna de Château-Thierry, el fut à IIIontmiNil le t4 an matin; il brusqua l'allaque dans la plaine de Yauxchamp, où venait de s'engager l'armée de Blücher. L"empereur, ai lé de l'llarmont et de Grouchy, commandant lui-même la garde, fait enfoncer les carrés ennemis. us Prussiens sont cernés de toutes parts el attaqués avec furie. Malgré lïntériorilé numérique de nos troupes et la résistance habile el valeureuse de l'armée de Silésie, la victoire esl complète el les bandes ennemies mises en déroule, incapables de lutter plus longtemps, se retirent précipitamment sur Châlons. Ces ,icto:res successives avaient transformé le moral des troupes; mais il n'y fallait, hélas I pas voir le pré"1s:e de la paix. La lulle ne faisait pour ainsi dire que commencer. La défaite infligée à Illücher par l'empereur ne permit pas à ce dernier une poursuite qu'il eùl souhaité tenter. Il fallait auRsi que le~ Français se re;,lias>enl en hâte sur Paris, que l'arm6e de Schwartzenbcrg s'e!Iorçail de gagner précipitamment. On annonçait en même Lemps à l'empereur le mouvement rétrograde d"Oudinol cl de Victor, refusant sagement le contact avec 1"1rmée de Bohème. li importait donc d'organiser et de réunir sans retard ces divers contingents, que leur cohésion seule pouvait, dans cet instant critique, a"antager un peu. '.'in1iol6onle comprit parfaitement el n'attendit pas : le i6, il ful à Guignes, près de ~!eaux, où il réunit aux corps d'Oudinol, de Victor et de Macdonald la garde impériale. Le lendemain, Nupoléon rail prononcer contre l'armée de Bohôme un mouvement olîensif" fort heureux : la division russe de Pahlcn esl écrasée par Victor; vingt-quatre heures a;irès, deux divisions wurtembergeoises de Schwarlzenberg sont culbutées par Gérard, tandis qu'Oudinol el Macdonald contraignent plusieurs contingents ennemis à une retraite rapide. L'i encore, l'armée de Napoléon vient d'accomplir des prodiges de valeur qui ne laissent pas d'aniroisser les chefs de la coalition. Le 23 février, menacés par l'empereur, qui brülail d'engager contre eux une action décisive, incertains sur l'issue d'une rencontre, et très insuffisamment protégés par leurs positions, les Austro-Russes, sous Schwa1'lzenberg, firent prudemment retraite, refusant ainsi à Napoléon lecontacl qu'il cherchait. L'empereur réoccupa Troyes, le 24, aux applaudissements de la population. Les allié$ décidèrent dès le lendemain, à l'issue d"un conseil de guerre, que l'armée de Bohême se retirerait dans la direction de Langres et que l'armée do Silésie, accrue des contingents de Bülow et de Winlzingerode, qui &\'Bient appartenus jusque là à l'artnéP. du Nord, sous Bernadotte, continuerait la marche sur Paris, sous le comma 1demenl de Blücher. Cette tactique au0.acieuse, à laquelli, on reconn 1tt l'or,linaire impétuosité
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