578 IIISTOIRE SOCIALISTE pagatidn d'une exploitation qui les intéressait, et pour laquelle le gouvernement avait adopté des mesures cle prospérité que les circonstances n'ont pu assez favoriser. « Toul ce qu'il élail possible de faire pour l'inlt·odaction de la cu Hure du colon en F, ance a élé employé. Des anciens }!allais réfugiés, qni avaient l'habitude de cette culture et avaient choisi la France pour leur ncuvelle pairie, qui leur offrait des moyens d'e,istence, ont trouvé dans ce travail une occa,ion de faire valoir leur industrie p irliculière. « ,\Jais il par;,!l démontré que la culture du colon e~l sujette à beaucoup d'inconvénients, et pour la réussite certaine de laquelle il faut une continuation de chaleur pendant sept mois consécul\fs, sans quoi on n.e peut compter sur <les résultats heureux, où la fréquence des intempérie,, les gelées tardives et l'aulicipalion des hivers, trop communes dans tout l'empire, ~ont autant de causes de destruction qui ruinent les espérances des cu,Livateurs. « Deux école, ou établissements d'instruction ont été formé, (hns le département des llouches-ctu-Rhône et dans celui des Pyrénée•-Orienlales. Dans ce dernier, on a réussi depuis quelques années à obtenir quelques succè;, et il (•et prnbable que la récolte de 1813, dont on n'aura ûes résultats certains que dans les premiers moi, de 1814, 1,ourra procurer quelques avantages. Dans le èépartement des Bouches-du-Rhone, quelques soins qu'ait pris le sieur Pas>ali, agent pour cette cullure, il n'a pu que reconnaitre et déterminer quelles étaient les meilleures espèces, donner des instruclious utiles aux cultivateurs, diriger le zèle des amateurs de celte culture el obtenir quelques faibles récoltes. Dans presque tous les autres départemenls où l'on a suivi cette e~ploitation, à raison des peines et des sacrifices attachés à celle culture et des résultats malheureux, on s'est déterminé il renoncer à un genre d'exploitalion qui n'ol!re pas un dédommagement suffisant. ,, On aY,,it conçu l'espérance que les en\'irons de Rome deviendraient une e~pèce de colonie propre à rassembler Lous les moyens de donner à la culture du coton une e:ttension très f'a1orable. Une récolte abondante avait faiL croire que cette cull ure pouvait être considérée comme parfai teme n l établie, el pour longtemps, dans un terrain qui lui semblait si propre; mais l'année qui suivit cette récolte si abondante fut une année de stérilllé, une s1,cheresse de plu•ieurs mois brûla tous les plants et, depuis ce moment, le dégoût fit atm,1donner la cultnre, non seulement dans les environs de Rome, mais encore dans le département de Trasimène. Le gouvernement a cependant tout fait pour vaincre les difftcullés : secours, dtsiribution de graines, primes d'encouragement, tout a été mis en usage, et il ne faut guère e~pérer de succès <1uelorsque le retour de saisons plus favorables aura ranimé l'espoir de, culli\'ateurs. • Au surplus, cette variation de température a existé et se maintle11t
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