Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIALISTE dans !l's dépnrlemenls méridionau~, où il e,l 5eulemenl permis de tenter la culturf' tu coto~. • Dans ct'lte circonslance, il semble que le gouvernement devrait se bornrr a clorrner la prinw promi-e d'un franc par kilog. <le colon récolté, ép:ir,1 1•1 pr,'t à Nre file. La continualion de cette prime inlli\·iduelle surllrail au, cnllirnlcur, qui ,adonnent à uru· ,emùlable e,ptoitation, el leur conscn,,r,lil unr ri·c, mprnse que le:; circonslances pourraient leur permettre d'altenrhe l'Lde r<•ce10ir. • Uon ·• en tlê!lnilive, la culture du coton ne saurait entrer en li~ne de con11,1e11Jn, ce rapide bih,n que nous voulons tracer de la prospérité agricole rl'alor,. C't•st l'éleva~e qui, nous l'a10ns <ll'j(L dil, réalisa les pro::;rès les pin, inconte,tahl,•,. Lïntro,lnclion du mérino, a1ait eu les plus heureu~ re,ullat-, f'l I n lo,'ri<! fut rni,e en po,se,sion d'une grande nriéll! de laines poll\nnt ,en ir rt la fabrication des tissus les 11lus fin, comme les plus ordiua1rc-.. Lu UH:.>,on ,•,·a lue ~m chiffres sui\ anh Je l était ùe la France : :.'1\ 000 taureau,, i ;o J ouo liœu ;,, :iw.1 o•l1, aches. K,1111()11 génisses. On e,timc que les dhcr, LrHau, de l'agricullure occupent 1 ;;o,iooo che- ,aux. L, •ériciculture e,t au,~i en plein d(1eloppe111ent: on r(.:olle \"O douze <lépartemenls ùe, co,·on, qui pro,luisent ~,millions et C('mi dr J-ilo1,;rammcs <le,oie représentant une ,nleur d'en,iron 1;:, millions et demi de francs. \'oulons-nons connaitre ruainlenanl le, ,arialions d~- cour- du ùlê, de IH/lO) il JSl:J! Le, voici telles qu'l'llc, >Out furrnies i:,ar une ,lalbtique d,• J'Acad(-mie des sciences mor,1les et polilique,: Prh de l'hrctolitre de froment : 181)0. :?I fr. üO: 1801, 2-', fr. :J,: 1s02, :!\ fi-. iü; 1,0:), 18 fr. l:,1; l~l, ~'() fr. IK, ISO~>,:?O fr. 18; JS06, :?0fr. IS; 1807, 18 fr. 00; iSlf.l, 15 fr. 17; il>iO, Hl fr. \il; 1811, :!6 fr. 13; 181:.', 34 fr. 3i; 1813, :!'2 fr. t\l, On voit lrs écarts considérable, qui ~e1,10:luisenl en Ire certaines années. écarls ·qu'il est impossible <l.'allrihuer unrqu •rn•nl 11l'abondance ou à la faiblesse des récoltes. La ~p••culation ~<'·:i~:,ait,h(•las ! cruellement dès cette (·poque, à ce point que Napoléon ju~P.J néce--nir,' d'intervenir. Comme il avail fait fdire, en 1~11. d'énorme, achats de grains pour le rnilaillement des greniers de P,1ris, la spéculation profita du mouvement lie hausse et J)llrvinl à pousser le cour, de la farine jusqu'à 80 francs au lieu den. L'administration s'émut et, pour faire bab,er les cours. ,·endil des sacs de farine à 73 francs. Mals, comme au lieu de céder, la ~péculat1on redoubla IODt'lrort au point de faire monter le pri, de la farine ju,qu'à 110 francs, en avril 181:!, 110 décret de la m~me anné • mit On à ces scandaleuses mnnœunee en défendant au1 particuliers <le fa re des achats de grains el de farine

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