Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

0 JllSTOIR'E SOCL\'Ll 1'!E 57! « L'adminblraticm de, Etals du Bouloenais cherchait à exciler r'es amélîorntions dans Tagricultrrre: quelques prhilèges sollicités par Pile l'nrl"nt acrordés anx babilants: l'exemption de 1a rrriliœ, de la gabelle, des lai11e,;, etr.; un octroi lrè:J ()'l'Oductif, cles èlépen•es sag,ement orilormér's, un clereé ricne : tous ces avantages pouva1ent procurer aux industrieux les moyens éle former d'utiles entreprises el de faire faire des Jrrngrês à l'art qui est le père de tous les autres, si lïgnoraooe, 1es préjuges, l'habitude n"étaienl pas placés p, tout pour arrêter les élans de l'esprit humain el suspendre les elîorls àu génie. • ~lalgrè les exemptes donnés par nos -voisins les 'Cultï-vateu,-.; an!l'lais, malgré les publications des ouvrages des Rozier, Parment1er, Tessier et autres ~inanls agronomes. cl:lezpresque tous ies fermiers et -propriétaires culhvateurs de l'arrondi~sement èle 'Boulogne, un mauvais système de culture el d'économie rurale dirigeait, avant la Révo1otion, 1a plupart des opérations de l'agrilllllure: aucune prairie artificielle ne se fai~l Temarq11er; la n1é- <liocri lé des plHUTage,natJorels, le ré.i;ime vicieux iles besliau x, la mauvaise ap1,licalion plulûl que le défaut de c ,pila•n, 1a brièveté des ùaux de trois, ,ix ou neuf annéPs, l'usage assez général de cllanger fréquemment de fermin, pour mulliJJlit'r les pol,-de-1in, les habiludcs routinières dés cultivatenrs, les jar hères triennal~•. l'insuffisance des engrais, le mauvais Hat des chMllins 1icinau<t, la tiégradatiO"Il ,,e~ !:,'l'andesran,e,: telle~ étaient avnnl 1789 les entra1es qui t;'oppOl'alcol aax progrès de l'l\gl'iculttrre. Ces oùslacles subsistèrent ~eore quelques anno::es, et le cours 'forcé du papier monnaie, l'inégale nparlîlioo des charges pobliques, la iha11ue .inbite el disprop01'lionnée du prix des salaires el, par conséquent, des lletJTées, la disette de bras occas,onn(•c µar les levée, militaires, les réquisition, de cheva,n, le transport e:t l'accumulation de;; propriétés rurales dans les mains de nonTeaux acquereurs dont la plupart se sont empressé, de faire d'immenses abatis, d'éi,uiser leurs terres el leurs fermiers; toutes ces causes el d'aulres encore, produite, par la Réwlution, ont dtl co11courir à contrarier, penda11l plusieurs année;;, l'influence que l'affranchissement de la te1Te el de la ch11rrue devait ex.e:roerimr l'agricullUTe. « Si ron -ajoute aux obstacles que nous venons d'indiquer ceux produits pat' 1~ éléments et 1es nia ladies, la sécheresse de 1794, la disette de .1705 el i71l6, les rigueurs de plusieurs hivers, en particulier de œux de !789, i704 et i'i'OO; les inondations et lies èpidémies de 1800, les ~pizoolies de la même année, l'ourAgau <le 1801, etc.; enfin, si l'on calcule les contrariétés que les eulllYateurs et les propMèlaires orrt dtl éprouver de la réunion de pins de ~ homlrn's de t09tes atmes àans ce pa-ys pendanl'tlenx an~, on pourra se faire une idée de tout ce qu1:l a coOlé d'efforts à ses babitanls pourréi>arer des ,,el'IM 11111n1s'a•aienl pu 11rkoir el dont il !l'était pas en leur 'J)Onl'Oir ••~• les elhw 41èllastreax.

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