Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

570 11,STO ltE SOCI.\LISTE qu'on retourne après le produil de 1 ~ dernière a11née-, ,er, la ti.tr de jwllri; s• p mm<', de terre; 9- rrom•nt Oll' S"•igle; 10• lé~umes diveM;. • Aj,,,i, les plantes cén!nles ne se cultivent plus annuPllem4 ot que Strl' le• ,,,,atrt dixièmes du terrain; mais les sit autres dL,ième,, dont cinq eu$,•nt éte 1mproductïrs, rourni,sent des racines, des· légume:. et ùu lrè0e. On doit remarquer, parmi les avantage3 de cet as,oletttn.t, que dts cllamps qui n'a,,aient jamais produit que du s0 ig!• o!Trentasjounl'hui à l{.f'e Jumilhac de bellrs réeoltes de fromma, et quïl n'occrupe pas plus de IJras /1 l'e,J)loilation ,.e ~on grand domaine que n'en e,igeail précédemment la culture d'une des qnalr~ mélairies dont il est composé. • Quoi qu'il en soiL. d'ans, la J)elile coml,lle dans-la grwi~ propriélé', de~ proërèS ont été rtaüsé, el nous ,oulons encore citer un eurieu.Jl uemple de la r.u;on l•nte dont ll'accomplit, au , illage, la pén(!l.ration des idées nouvelle,. C'e,t M. P chon, don.~ noas avons déji plus h;iul invoqué le lémol~uage, qui, ici eueore, nous foUl'nil quelques pages lori inléres:>anles dans son mémoire ,·ourunne. le 1:, juillPt 1810, par la Société d'A!;Tiewlure, et ia.tilulé: • Des Rm~liorations introduites depuis 50 ans, dans l';,g.ricullu.re e.L l'économie rurale de l'«rroa.JisscmenL de Boulo0ne-sur-Mrr. déj/arlemenl du Pas-de.- Calais •· I)auleur ,'exprime ainsi dans son introduction: « I~a~r,cuJlurc parall a,oir élé longtemps négligée dallS le ct-de,anl Boulonnai,; ce pa.y,, comerl ja,iis de vastas forêts, o.!eduue, de sable, de DJ;ir ,i,. d•• ,tèriles pâturages, a dO. pré-enter de très grawles dif!lcullés à sur,nunler, et H a ,allu néce,sairement des el!orts constants pour sownellre entin il la culture tant de terrains qui semblaient n'en pa~ être susccl't.ihles • .. Pendant plusieurs siècles, peul-être, une routine bornée tenait lieu de co· 11 .i,,1nces e,actes, et les cultivateurs du pays compris dans l'arrondis,eme,,t d,• U<1ulo6 ne, séparés du re,te de la France par le défaut de communicat <,11,, ne joui,saient d'aucun des avantages que prucur~nl la. ci,ili,alion et le ,oi,inage ,!'agronom s instruits el éclairés. Il y a 50 ans que l'étal moral et 1l•i i•!'•e du B0ulonnais éprouva des changements importants, quoique in,ensihle., dans les premiè1·es années, lorsqne la grande route de Paris à Galab (qui pa,sail autrefois par Saint-Omer) le tra1ersa dans toute sa longueur, et que d'autres roules rurenl ouvertes sur d·autrcs point~. De, \'Oyagt•urs nationaux et étrangers qui allaient en An~lelerre ou qui en revenaient ré idairnt momenlaném ent dans ce pays ou ~e fixaient dans ses villes: l'on doit a11r1buer au séjour et à la fréquentation de ces voyageun les lumières qui co111mencèrent à ,e répandre dans l'arrondissemcnl; el Boulogne, en par lkulin, qni ne comportait auparavant que des propriétaires et des pêclwu ,, 1il a population se composer de néb"Ociants,d'hommes inS1ralls elde q111•'1111c•a Hali~tes empre,sés à répéter sur lears proprfft61 cfel ~ heo, 111et tics ùécoavertes atHet.

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