• 572 llIS'l'OIRE SOCIALIS'l'E • Ne soyons donc pas surpris si, malgré les peines el les lra,aux des agronomes inslruils répandus aujourd'hui sur toutes les parties de l'arrondissement de Boulogne, les progrès succcs~ifs de l'agriculture et les amélioralions qui y ont eu lieu dans ses diverses branches sont restés peul-Olre, en arrière âe ce qu'ils auraient été dans d'autres circonstances. Avanl d'entrer dans le détail de ces améliorations, nous avons cru devoir présenter dans un cartre resserré les divers obstacles périodiquement opposés, pendant plus de quarante ans, à lïnduslrie agricole de ce pays, afin de metlre les observateurs en étal d'apprécier le mérile des perfeclionncmenls que l'on remarque dans presque toutes les parties de l'agriculture el de l'économie rurale de l'arrondissement de Boulogne. • Ces perfectionnements, ils consistent, là comme partout ailleurs, dans la créalion de nombreuses prairies arliOcielles permettant l'élevage des bestiaux, dans une méthode meilleure des assolements, dans l'usage de plus en plus généralisé des engrais. Sur ce dernier poinl, nous pouvons constater que la Société d'Agricullure Ill de louables efîorts pour vaincre la routine des cultivateurs el leur faire adopter les méthodes nouvelles. En 1808, la Société ouvre un concours sur !'aboli lion des jachères el prépare deux I rix 1iour • les deux cultivateurs qui, par l'assolement le meilleur et le mieux approprié à la nature de leur terrain, et surtout p.. l'introduction des prairies arliftcielles, des racines et des plantes légumineuses, seraient parvenus à supprimer entièrement les jachères de leur exploitation, dans un pays où l'u,age des jachères existait avant eux, el sur un domaine de cinquan le hectares au moins>. Dans un autre mémoire publié par la Société, nous retenons la déclaration suivante: « La mulliplicâtion des engrais est é,idemment un des plus grands moyens d'amélioralion de la cull ure; l'arl de les augmenter devrait donc êlre connu de Lous les cultivateurs el pratiqué par eux. « La nature a favorisé la France d'un as•ez grand nombre de substances végétales et minétales donl les propriétés fertilisantes sont reconnues depuis longtemps, mais dont l'usage esl presque restreint dans les localités où elles ont été découvertes. « La marne, le plâtre, la chaux; les cendres de hois, de tourbe et de houille; les terres, les langues, les varechs, même le sel; l'enfouissement de certains végétaux; tous ces engrais ou amendements ne sont employés que dans certains cantons, el les uns ou lrs autres pourraient èlre adoplés avec les mêmes arnnlages dans les localil1's analogues.• • Le but de ce concours était donc d'exciter l'introduclion de ces ditrérenls moyens de suppléer ou d'augmenter les el?elSdes rumien dans tous le&
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