Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IIISTOlRE SOCIALIS'l'rl 5'67 malion réaHsé'e!depuis la Révolution, d~ns le tégime de la propriété, c'est la wise en valeur d'Une foule de te~res laissées auparavant incultes eb que les gnands propriétaires gardaien.L pour le seuJJusage du gibier. Ce,sont des fantaisies que n'autorise plus avec rai,on le régime impérial et il convient d'enregistrer sux ce point un mot prononcé. par Napoléon at1 Conseil d'Etat, mot cu·rieux.que peuvent cecueill~ les, socialistes, peu acco11tumés pourtant à abriter leurs docirines derrière l'autorité d'une parole im,- J:tériale: • J~ ne s.oufüirai, pas, dit-il un jollf, qu·uu particulier frappe.de stérilité 20 heetares. de ter.rain, dans un départemenl frorocnteu~ pouD s'en former un parc. Le droit d'abuser ne va pas jusqu'à piiver le peuple de suh3islance. L'abus de la prOJ:trié.tédoit êll1eréprimé Loutes les fois qu.'il nuit à la ,ociélé: c·est awi qu'on empê1:he de scier les bois verls, d'arracher les vignes renommccs, etc., etc..... Sans attacher plu.; dïmportance qu'il ne con.vienl à cette plll'ase, nous ne sanrions toutefois considérer c.omme négligeahle une déelaration qui oppo e l'intérêt. de la socii!lé à tin térêt indi.l'iduel eL se pcono.nce fermemeut. en fa:veur du premien: no,lS ,avons des hommes qui se dJsenL les cor,tillllate11rsdes bad:i:tiQI!sde la guande Révolution et qui ne meUraienl pas tant de hardiesse à. p.rotlamer la droits de. la société ,is à vis ~u caprice malfaisant d'un détentelll de la propri.éLé. llonc, Mot!taliveL,d'abord, Chaptal, ensuite, voient dans l'augmealatio<> du nombJJe des petits propniélaires une des causes de la peo;périlé agri.co,e de la France. De eeL avis paraH être aussi M.. le comte de-Villeneuve, préfet des Boucllts-tm-Rbôo.e, dom le mémoire statistique, il est vrai, n,i fuLpublié qtt'en 18~0, ruais, qw étudie la situation d.u département Rendant la !lério~e impériale. Nous trouvons dans les quelques. pages qui suh1enl un intéressant UJooé des avantages re~peetifs de la graode et de la petite propriété : • Dans plusie.urs conlrées un peu élulgué,s des grandes villes, dit M. de Ville.11euve,dans ces. lieux où les possesseurs des grandes fortunes_ne forllieat poinl UDC, coo.curreo.ce capable de bauss.eJ!!lors- de proport.i.oo.le p1i1. des terres, les journalier& peuvent, à. fo•ce d'économies. ou par des arramgenlJmts peu ow\reu~, secrendre propriéfaires d'un petit cbau,J:l Ils le cultivent à l4W.S perdu: ils y travaillent depuis l'aurore jllSqu'à l'heute de commencer la journée qu'ils louent au bourgeois, et le suir ils trouvent eneore le moyen d'employer une heure pou, eui.-mêmes. Les jours perdllS pot1r les autres jou1naliers ne le sont pas pour eux. lis possèdent une foule de pro,isions que les autres sont obligés d'acheter, eLune sorte d'aisan~e règne dans leur ménage. L~s femmes, les enfants s'y occupent utilement selon 1&11n fcNœs, et, ell gémiFal, laoi. les-villages el les hameaux OÙ_ le paysan est

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