568 IIISTOII\E SOCIALISTE prnprielair~. les mœur, sont meilleures; il y a moins de jeux, moins de IU\e el une habitude générale d'économie, tandis que, dans le voisina1p des cité,, la bourse du riche arrache au paysan le champ paternel par l'appât d'une quantité d'or qui, bien que supérieure à la valeur du champ aliéné, est bientôt dépensée en objets de frivolité, dont le got\t séduit ces hommes entrainés par l'exemple du luxe que le brillant citadin tient chaque dimanche à étaler à leurs yeux. • Dans tous les lieux où les possessions sont réduites à de petites surfaces, la petite culture est seule em!)loyée et tous les travau-:_ y sont faits à la main. L'art des assolements y est employé depuis longtemps incognito, pour ainsi dire, et sans qu'on ait songé à lui donner un nom scientifique. Le propriétaire qui n'a qu'un pelit champ n'est jamais lrop embarrassé pour lui fournir les engrais nécessaires; il a besoin de profiler de tout son terrain pour se procurer les denrées qui lui sont utiles, et chaque portion du sol est mise en valeur; mais, l'exiguîlé de celte surface ne rournissan t pas de récoltes suffisantes pour faire subsister le propriétaire, celui-ci ne peut se passer de joindre à ce revenu quelque branche d'industrie qui lui fournira un supplément indispensable à l'entrelicn de rn famille: aussi les pays de petite propriété sont-ils, à ne considérer que la masse, plus productifs, plus indus! ri eux, et, par suite, plus peuplés; car la possession attache au sol natal et les fortunes dhisées ne montrent point les extrêmes de la grande opulence et de la profonde misère, deux principaux motifs de l'abandon des campagnes. • La grande culture, al!ectée aux vastes domaines, a, de son côté, de puissants avantages. Les riches capitaux des maitres permettent les tentatirns d'an,élioration réclamées par les nouveaux besoins de la société. C'est là qu'on peut naturaliser, à force de soins et de dépenses, les produits rles autres climats; qu'on peut rassembler de grands troupeaux, multiplier les chevaux, e,sayer les croisements de races, pour parvenir enfin à alîrancbir le pais des tributs levés sur nous par l'industrie étrangère. L'agriculture n'est qu'un art dans les petites propriétés, elle d11vient une science dans les grandes. C'est là qu'on peut créer, comme par enchantement, des forêts el des pâturages, changer la nature du sol, amener des rivières, employer et Caire valuir (es fonJs considérables; el c'est là, enfin, qu'ayant à sa disposition les forces de la nature, l'opulence sert d'auxiliaire au génie: maitresse de l'espace el du temps, elle alimente les sources de sa prospérité, répand le bonheur sur les contrées qu'elle vivifie, et rail jnuir la nation du genre de gloire le plus doux et le plus conforme aux nobles destinées de l'homme civilisé. « Les quc·stions sur la grande ou la petite propriété sont oullordoonéea à
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