Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOIRE SOCIALISTE « Le saiaire des tisserands étail, en i789, de 15 sous par jour, en l'an IX, de 20 sous. « VERRERIE. - Prix de la Journée de travail du fabricant en 1789 : 2 francs; en l'an IX, 2 fr. 50; - du manouvrier, en i789: 0 fr. 75; en l'an IX: 0 fr. 90. • FAÏENCERIE- . Prix dP, la Journée de travail du fabricant, en 1î89 : 1 fr. 50; en l'an IX: i fr. 75; - du manouvrier, en 1789: 0 fr. 50; en l'an IX: 0 fr. 60. « ~I•~Es DE nou1LLE.- Érnluation de la journée de l'ouvrier mineur à Grosswald : i fr. 20; à Pettelange et Créange: i franc; à Ostenback: i fr. 25." Et maintenant, M. Colchen va nous établir le burlgel du tra,ailleur, en insistant sur celui des journaliers ou manouvriers qui paraissent être le plus grand nombre dans le dépar(ement: Choses nécessaires à. la vie d'un manouvrier. « i '4 de livre de lard, en 1780, au prix de O. fr. 10; en l'an IX, 0 fr. 15; 2 livres de légumes, en 1789, 0 fr. 17; en l'an IX, 0 fr. 15; - Pain bis, cinq livres, en 1789, 0 fr. 63; en l'an IX, 0 fr. 50; - Bois, en 1789, 0 fr. 00; - en l'an IX, 0 fr. 09. •. Soit, au total, le prix de O fr. 00 en 1780, el de O fr. 89 en l'an IX. « On voit, par ces ;approchPments, dit le préfet, que les objels de première nécessité ont moins coO.té en l'an IX, et qu'en ajoutant au salaire du journalier la valeur du travail de ,a femme, qu'on peut estimer à O fr. 20, il lui reste O fr. 23 centimes pour son logement, ses vêtements, son entretien et celui de sa famille. « liais, en 1789, sa condition était plus que dure; car enfin, le salaire étant, par suite de l'usage établi, resté au Laux ordinaire, il s'est trouvé, en réunissant celui de la femme, évalué à O fr. 15, inférieur de O fr. 00 aux derniers degrés de l'humanité, pour la nourriture seulement. • Cette amélioration dans Je sort du journalier l'a disposé à étendre le cercle de ses jouissances. Un certain luxe s'insinue dans son humilie réduit; ses vêtements sont meilleurs et plus propres, ses aliments sont quelquefois moins gros,iers; il use plus fréquemment de la viande, dont il ne mangeait presque jamais, de même que des liqueurs fermentées, mais celles-ci sont devenues, pour plusieurs, une passion funeste et ruineuse. « Pour connaitre ce que le journalier peut dépenser en amélioration de ces aliments dans l'augmentation de son salaire, il suffit de comparer le prix des journées avec et sans nourriture; on verra que celle-ci n'était comptée, en 1789, que pour O fr. 35 ou les 10/29 du salaire; et en l'an IX, pour O fr. 47 ou les 10/22; la différence est de O fr. 12, et cette somme doit nécessairement élre représentative des frais qu'occasionne l'amélioration de la nourriture à

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