520 lllSTOlllE SOCIALISTE prudence Pl les besoim, elle ne pourra satisfaire à l'une el aux aulres. Toute la pré\'oyance ne saurait arrêter la progression du mal qui menace le commerce de F, ance et la Danque elle-même de vastes contre-coups, dont l'étendue ne saurnit être prévue si la puissante main du goU1ernement n'y porte promplcmcnl remède. » • Je sui3, elc. • Le t·ite-présidenl du Conseil gh1fral du commerce, ,, Signil: MARTIN, fils d'ANDRÉ. » JI c,t naimcnt impossible de concilier ces deux lexie-, à moins rl'admettre - CP qui est invr,iisemulable - que la situation se soit brusquement modifiée en trois mois. Aussi bien, nous allons voir par d'autres documents, ceux-là décisirs, que la lettre du vice-prési,lent du conseil du commerce e,l la seule conforme à la réalité des choses. Mais nous ,·oudrions auparavant ouvrir une parenlbèse à propos d'un pas5age du ra)'port ministériel que nous avons reproduit plm haut. Cc rapport constate« qu'il estarrivédes oui riers d'Allemagne et d'Italie•· Et cette constalation éclaire en partie le problème gu~ nous nous étions souvent posé à nous-m~me, nous rlPm1nda111rom ment concili~r l'augmentation croissante de la populalion industrielle avec les formidables saignoes que faisaient inévilahlemenl dans le prolétarial la conscription el tant de guerre;; sanglantes. A vrai dire, Chaptal indique quelques-unes des causes de celle surprenante augmentation. • Depuis 25 ans, écrivail-il en 1818, il est prouvé que la population ouvrière a au!!menté d'e,niron un siùème. Il faut en convenir, le spPclacle des guerres san glanle3 et continues, le tableau des dissensions civiles ne nous ont point préparés à de lels résullals: nous voyons pourt1nt dans le p:l>sé des causes de de,lruclion, de dépopulllion : nous ne trouvons nulle part la cause d'une reproduction aussi rapide, aussi extraordinaire. • Cependant, si nous comparons le présent au passé, nous pouvons faire res•er cet étonnement. « Aulrefois un jeune homme ne pou va il s'établir qu'après 23 ans d'âge, parre que le compagn!lnnage el l'apprentissage étaient seulement terminés; les 1lifflcullés d'acquérir la maitrise présenlaienl de nouveaux obstacles et prolongeaient son exi,tence de célibataire. • Aujourd'hui, l'élève est pressé de travailler pour son compte, el il ne peut le faire qu'en s'associant à une femme, de sorte que les mariages des gens de métier sont devenus infiniment plus communs. • D'après le recensement des ouvriers des dhers métiers gui sont établ(s
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