512 JIISTOII\E SOCIALISTE époque. la« Société pour !'Encouragement de l'industrie nationale», fondée en 1802, à lïnslar d'une société analogue née en Angleterre dès 1756. Celle société devait rester indépendante du Gouvernement, mais se joindre à lui pour développer le progrès industriel el agricole. Son but et ses moyens d"aclion étaient les suivants: 1° Recueillir de toutes parts les découvertes el inventions utiles auY progrès des arts; 2• Distribuer chaque année des encouragements, soit par des prix, soit par des gratifications, soil par des abonnements aux publications qui répandraient l'application de nouveaux procédés; 3° Propager l'instruction, soit en donnant une grande publicité au'C découvertes uliles, soit en faisant composer des manuels sur les diverses parties des arts, soit en provoquant des réunions où les lumière, de la théorie viendraient s'associer aux résullats de la pratique, soit en faisant exécuter à ses frais et distribuer dans le public, et spécialement dans les ateliers, les machines et instruments qui mériteraient d'être connus et c1ui risqueraient de demeurer ignorés, sans l'intervention active de la Société; 4° Diriger certains essais el expériences pour constater l'utilité des procédés dont il y aurait lieu d'espérer de grands avantages; 5' Secourir les artistes distingués; 6° Rapprocher tous iceux qui, par leur étal, leurs goOts, Jeurs lumières, prenaient intérêt aux progrès des arts ou pouvaient efficacement y concourir; 7° Devenir le centre d'institutions semblables dans les principales villes manufacturières de France. JI est tout à fait inutile d'insister sur la portée d'un lei programme, sur les conséquences que ne pouvait manquer d'avoir une impulsion donnée, el intelligemment, sous les auspices cle Chaptal, qu'assistaient en celle tache Berthollet, Bosc, Fourcroy, François de Neufchâteau, lférimée, Monge, Montgolfier, Prony el Vauquelin. Celle impul;ion se manifeste avec évidence el peut se mesurer à l'extraordinaire progrès réalisé en quelques années, entre !'Exposition de 1802 et celle de 1800 : en celle dernière, nous allons immédiatement trouver le bilan industriel de celte période de transformation si rapide. i 422 exposants appartenant à 104 départements apportaient leurs produits sous les portiques de la place des lnvalides : et parmi eUî les plus illu,tres, Oberkampf qui,avec un capital de 600 fr.,s'étail établi à l'àgede 21 ans dans une chaumière de la vallée cle Jouy où il avait entrepris ses essais, se chargeant seul du dessin, de la gravure, de l'impression et de la teinture ùes toiles. Bientôt, ses éto!Tesconnues sous le nom d'indiennes avaient conquis la mode et son établissement avait pris une extension prodigieuse. li fut comblé de faveurs, parmi lesquelles compta sans doute pour l'industriel, ce mot de Napoléon, en une minute de clairvoyance : • C'est dans
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