IIISTOII\E SOCIALISTE 513 vos ateliers qu'on lait la meilleure guerre à l'ennemi : au moins elle ne cotlte pas de sang à mon peuple 1 • A Oberkampr, notre industrie nationale devait aussi la première fllature de colon à Essonnes. On pot voir d'ailleurs, à l'Expo,ition de 1806, combien le travail du coton s'était amélioré depuis quelques année,. En l'an X, la fabrication de la mousseline n'existait pour ainsi dire pas, tanflis qu'en tbOO, le seul arrondissement de Saint-Quentin po•sédait 8000 m(•liers en actilité, tant pour fabriquer des b1sins que pour faire de, mous- ~clines ou des ptrcales et des calicots, deux genres de tis,us ne différant du 1,remier que par le moindre degré de finesse des fils : cet arrondissement 1ou,ait produire 300000 pi~ces par an. Les calicots français allaiPnt de pair aYec ceu, de l'Angleterre. La production des ,elours ùe colon èlait également dans une situation prospère. De tous côtés s'élevaient des fabriques de nankin, étolîe alors trè, en ,ogue. Sur les autres industrie,, un rapport de M. Alfred Picard, publié en iSS0, nou,; rlonnera de précieus~, inùic,\li ,n,. FERS ET ACIERS. - Plus de 150 usines, disséminées sur le territoire, avaient enrnyé des échantillons et leurs 1,roduils étaient de bonne qualité. Jps aciéries se multipliaient. Cependant la métallurgie était encore rudimentaire: il n'existait notamment qu'une seule usine, celle du Creusot, où les minerais de fer fussent fondus au coke. ARTS :IIÉCA:SIQUESAPPLIQUÉS A L'J::,;DUSTRIE.- Les Anglais nous avaient dnancés en appliquant non seulement à la filature de la laine, mais à toutes les opérations intéressant la fabrique des draps, des machines de hPaucoup supérieures auA nôtres. Ils nous avaient mis dons l'impo~silJilité de lutter awc eu~ ;ur les marchés étrangers el nous inondaient même de kurs produit~, malgré les lois prohibitives édictées contre cet en\8hissemenl. Pour soutenir la lulle, Chaptal avail cru devoir attirer en France l'habile Dougla~, l'un de, grands constructeurs de la Grande-Bretagne. Cel industriel arnil, en deu, an,. fourni à nos manuraclure~ plus de :HOmachines dont plusieurs lJ pes Oguraienl à l'Exposilinn de 1800, notamment: i• Des machines Il 0U1rerla laine, qu'un enfant pouvait alimenter el qui pro.lui~aienl le lrarnil de c11iarantep0 rsonnes; 2• Des carùes-brisoirs qui elfecluaienl le premier degré de cardage el cardaient de 60 à 65 kilogrammes par jour et qui poU1·aient également êlre alimentées par un enfant; 3" Des cardes-flnis,oirs qui achevaient le cardage el étaient cles,ervies par deu1 enfants;
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