500 li ISTOIRE SOCIALISTE plll' q11e lui; il a 11nc ,•isio11 ,i,nple, rude, précise cle, êtres et des chos<•s. r, ,a !,dl,•, ü:urur crarlisle l'amrne à réaliser des œune, fortes N humaines, ,ou,rnt inbahilc-, mab cmprnintes d'une simplicité préférnlJle à Lous les nrtiiicC:-i dt' mèlier. Cilon• encore lkgnaull, pl'inlre de portraits el d'allégories; Gaulherol. Peyron, lle1·senl, qui laissèrPnl des œuvre, honorables. Gér:11'(1,qui mérite en raisvn de son laient qu'on lui consacre quelqnf's mot,, a laissé des porlrnils rl'1mc vérité heureuse el d'une simplicité d'allitnde el rl'rxpn•,:;ion qui fail sonu-er à l'école anglaise au~ de,tinées de lar1ucl1,·111·é,idait, it peu près dans le mème Lemps, Lawrence. On a également de lui des labléaux d'histoire, où il ne paraît point égaler ceux qui s'étaient spériali..;és dans cc genre. JI faut 1·etenir le nom de Bailly qui a laissé de petites toiles spirilurlles où ;;ont fixés de cuiieux typ<'s populaires, celui de Hubert llolm'L donl le Lou ne garde des rouvres as,ez mérliocres, représentant des ruine, et des monument,: ceu, des 1iai ,agisle:; 'fa11nay et Bièault, tle Yan Dael, peinl1e de fleur,, hahey, )lorcau. L'influence de David 11e laissait pas de s·e~ercer profondément sur lapersonnalité des jeunes peintres de son école, el il n'est pas ju,qu'à Ingres qui ne l'ail lonftlCmps ,ulJie. :iéanmoin-, rn 1800, J'œul're qui lui fil décerner lt' prix de Rome surprit les artblcs eu,-m,'mcs. par la maîtrise qui s'y manifeslail. l ogres avail déjà quelques-unes de ces qualités de puissance et d'harmonie quïl devait si mervcillrusement compléter par la pureté de rnn coloris el la netteté cla,sique de son inspiration. Désireux de s·a-:;imiler la technique des mallres el quelques-uns de leurs plus prestigieux secrets, Ingres ,-~ rendit en llalie rt y ~éjour11a quelque Lemps. A Rome, la vie matérielle Be montrant très difficile pour lui, il dut vendre à des prix dèri,oires un i:rand nombre de portraits à la mine de plomlJ, dont quelques-uns ont une précisiou el une purelé renrnrquables. Les prédilections d'Jngres pour certains arlbtes des ,i,'clc, passé~ ùonnenl sur ses goùts esthétique:; les indicalions les plus curieu -e; : tout le génie humain se t'ésumait, pour lui, en R:1phaël el en )lozarl. 11 ul1ésilait point à porter de sévères juc:,·menls sur Ruben, ou Remurai_idt, ne trouvanl point en eux cel équilibre et cette harmonie, cette per[ection plastique alliée à cette noblesse de pensée qui le ravissaient au delà de toute expression. Son art s·apparentait d'ailleurs singulièremeut à celui de ces modèles, el ce n'est point faire œuvre de psychologue très avisé que de constater les similitudes el les analogies qui existent entre certaines œuHeS symphoniques de Mozart el les grandes composilions allégoriques d'lngres. Il s'agit là de deu., manifestations artistiques parallèlement issues d'une mème source d'inspiration. Rien, aux yeux d'lngres, ne surpassait en beauté l'harmonie d'une toile, la mesure et !"ordre, la sérénité idéale el la. fermeté des contours : les qualités de l'art classique, en un mot, pouvaienL
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