111:-iTl>IIU: SOCI.\LISTE d'un p-ychologue. Les trails de,- ,i-a,i,•; quïl reproduit sont unil'ormém,•nt romp ri,- t'l exprimés; la ,ie parall en élre absente, c'est Haimenl un tableau dan, le plu~ dt'plorallle sen; qu·on puisse allrihut>r à ce mil: l'œuvre entière est d'une agrfoble cou!Pur, encore qu•' lerne; mai- on se lasse vite cl'y chrrcher vainemrnl de la vérité el de la vie, c'e;t-à-dire autre cb,,se que de la correction, de la solennité et une certaine nohics,e p~mpeus,, el offkielle La situation considérable quïl occup iil daus l'Empire. les <:rà~eset le, privilèges dont il était rnuvenl comblé a,·aienl as,uré it D.l\ill l'estime el le respect des jNmes artistes. Autour de lui, des peintres encore inccrlains sur les orientation, propres à 1°ur per,onnalité s'étaiPnt i:roupés: ainsi se constitua un des plus r('!l•hres ateliers de ce sièch•. L'influence du maitre ne laissa pas !l'empreinte. définitive sur les talents oric:i,nux des peintres qui la sullirent, f'l c·e-t en donner la rreuve la plus e,acte que de citer Girodet, Gros, <,érard, lsahey, lnp-res, Dl'le,cluzc, qui ruren~ les plu$ célèbre, élhes de Da,icl. Oro• ounit é';:alement un atelier, imitant en cela David, G'1érin, qui fut bientôt entouré <l'une plèïarte de jeunes arli,tes, dont quelque,-un, nous ont lai,,é clïncomparables che.fs-d'œune: C1rle \'ernel, Berlin el plusieurs autre,. C'c,-l en reprenant rapidenwnt l'histoire de, salons de peinture ,ous le premier Empire que nous aurons une iMe à peu prl>s e,ade de l'ordre clan, lequel les plus célèbres productions des peintres de l'epoque virent le jour . .\u !'-.11,intle 1S0~. parmi tant cl'.iulres au~ œuvres desquels il ne faut pas dénier tout talent, le, peintres suivants exposèrent : David, Grvs, Prudhon, Guérin, Gérard, lnere,, Carle Vernet, Delescluzes. li est à remarqn•r, et ce n'est pas un détail ùe médiocre importance, que toute, les comi'"'ition, e,po•ées var le$ artistes dont nous venons de rappeler les noms i11u,traienl la politique et la de-li née impériales. Toutes lesfre,ques et toutes le, toil,•s prétendaient élcrni-er la mémoire de Napoléon et le souvenir de ses liienfaih ou de ses victoire,. L'empereur avait d'ailleurs déterminé lui1m1me une telle orientation, ne craignant pas d'exclure délibérément du Salon tout ce qui n'était pas une célébration de ses exploits personnels ou une P ,altation de l'honneur national. CellP tyrannie prodigieuse exercée ~ur l'ir ,pi ration même de,- artistes ne laisse pas de surprendre encore, malgré qu'on wuille s'habituer au~ e,cès d'autorité où s'allandonnail le de$pote clécitlé à imprimer ~nr toutes choses le sceau écrasant de sa personnalité. Seul, au Salon de 1808, !ogre,, a,ec quelques peintres de médiocre talent, 1 parait n'a,oir point suivi cette tradition. L'antiquité ollrail encore à son talent une source d'inspirations trop féconde pour qu'il songe:\l à l'abandonner. Ce fut, en eiJet, lors du concours décennal que l'empereur fit sa,•oir ses
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