llISTOll\ll SOCIALISTJ. ce ~ont le, oralt•ur,, les 1,ras,eur,; d'i lée;;, délestés par Bona1art', qu• l'on ,·a choi,ir pour siéger dans celle Chambre. li, vont y p1rler ... innlilemenl ! r.ar. dan~ le régimr que l'on instaure, lïotlépeo,lance n·e,is.c qu·;i la ~eul,• condition qu·on ne puisse en user. Les Da1111ouel le, Chénier onl di,cut~ le, irléc, de Bonaparte pen,Jnnl la rédaction Iles qnal•e-vina-t-,p1inze article, ,. ,n,lit111io1111eb.c·c,l donc quï., aimPnl J'oppo,itio·,: leur pla,•c e tau Trihnnat ! li~ 5· f?ronl autant cle discours quïl leur plaira, mai, sath po11Yoir e11lratncr d'a11lre solution qu'un oui ou un non ,le leur, collègue~. Par la natur~ dr>,e, attribulions,leTribunal sera donc amené à dcwnir ror,:anr d'une opposition -t~rile que la nation même ne comprcn,lra pas. Q ant au Corpli·gi,lalir conslilulionnellement muet, comme les tribun, étaient co~slilnlionne!lernent sourd-, il v:ent C(lmpléler un cbe!-d'œu1·re tl'impuis,ance rarlemenlaire dont on ne pourrait que montrer l'incohérence et lïnanité. fil ne ferl'ail, en somme, rl'ccran au despotisme le plus volontaire, le plus conscient qui ail jamais existé. Lor-que le Corps légi,llli! a,Jil décrélë la loi, le Conseil d'Etat inter1·enail à nouveau et édictait tels rè,;lemenls qu'il convenait pour la taire e,cculer; le ~énat enfin examinait si ell• était ou non conforme ;i la Con,Lilulion. El c·c,l ainsi que nou, sommes amené, à parler de ce corp, au rôle considéral,le. On se souvient qu'il a son origine dans le plan de Si~yès dont il formait la partie e,senliclle; au,,i est-ce en lui raisanl dans l'Elat une place en apparence capitale et surtout en rrmettanl à son • inventeur • le ,oin de ror,;ani<cr cl de le didger, CJlleBonaparte ac,1uit déflnilil'emenl le cunconr,; de ~on collègue 1111Con-11lal pro,·i,oirn. L'article 2i de la Conslilulion porte:• Les citoyens ~i~i~s et llr,ëer Ducos, consuls sortant,, sont nommés memhres du Sénat con,errnleur; ils se réuniront a,·ec le ~econd el le tr,,isiêm•' con,ub nommé,; par la présente Cons•ilulion. Cc, quatre citoyens nomment la majorité du S,•nat qui,,, complète en,uilc lui-mêm1• et procède au, élections qni lui sont ronfl•'cs. • r.•,,,t au mom~nl où Sieyès, voyant déflnilhrmenl somlirrr fOII innu,·nce, parlait de se conllnt>r dan, une retraite ahsolue •, que Bonaparte, ~oucieul, nous l'avons vu, ile garder le philosophe à côté de lui, songea à lui olTrir, li. la tête du pou\'oir législalir, une I lace hor~ de pair. Rap1 elons-nou,, en clTet, que les élections conflée, au ~énal par la Conslll ulion étaient c,•lles du Tribunal el du Corps lé;:ishtH, el disons tout lie suite aussi celle:i des consuls à l'cx1 irallou de leurs di\ auru1es d'exercice, celles des ju~es de Cas-aliou et tic• commi-sa're:; à l.1 comptabilité. l'Jr coosè~uenl, faire de Sieyès le 11remirr flecteur clu Sénat, c'était lui remettre le soin de présider au choix postérieur des lrihuns et des membres du Corps législatif; c'était bien le faire le chPr de cc qui, dans l'Etat, allait &lrt le légi•laur. A-t-il vraiment pensé, en arreptanl h situation offert,•, à t. Lee Jouruauz m61De10 parlaient. Vo111 Journal du Hont 1r1 lib,·t•. du 18 frimaire avm.
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