Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IJIS'l'OIRE SOCIALIS'l'E C'est même le Conseil d'Uat qu'il ('hoisil pour confi dPnl -ur rr l oint: il ~·r,prime nin,i dans une séance de IS'l7 : • !., soc'élé ne dr il que Il mort °L ;ui conque ,'arme I our la tli-,•hirer. Lïmprimrr'e est un arsenal qu'il importe de ne pas mettre il la port,r ,'e :o:il ),• monrle ... Il mïmporll' J.eauroup que c1•u,-là •eu!s pui•srnl imprimer qui onl la confiance rlu gouy rnrmrnl. Celui qui parle au publie par lïmprt's,ion p,t comme celui 1111iparlo tian, une a,~e11 lllée, el Cl'rle,, pn,onne ne conl ,t,•ra au souverain le droit d'Pnq,~cher que le premier ,enu harangue le pruplr ... » L'clîN •'r ,emblahles di,po,ition~ ne se fil pas altentlre : un dfr,el du 5 ft1Hirr H!JO i• ,titua un direelcnr g1 111éral dl' lïr:1primerie. En vertu de ce décret, loul imprimeur ou tout libr.,ir;• dut èlre muni d'un hrev1•t el a,,crmcnté. L,•no71i,re tle, imprimeur, lut fi,é ,·an, rlia ,ue lli'pa, Lt-ment; il Paris, on h' n·dui,it iL ,ohant,•. :',ni ne pt,l être admis au br,•,el el au scrmenl d'imprimeur ou ,'c libraire qu·aprè. a,·oir juslillé de ,on 11Ltach,mrnl à la i olice et au ,ou\'crain. Tuul iru1,rimcu1· éla1l tenu ùïu,crir,·, par urtln• de dat,•, ,ur un li\re coté cl par,,, hé par I aùmi11istrati on, le titre el le 110111 de l'auteur de chaque Jiyrc qu'il ,\\ait l'inlentiou d'i mprimt•r. Le dirccl,·ur général pou,ait ordonner, ,;i bon lui s,•111blail,la co111munication et l'e,.um·u de l'oU\ rage. Sur le rapport de censeurs choi,is par lui, il indiquait a ,·a.ileur les changements ou ,up1 rtJs,,011s ju;;i:t•s con,tJ nable,, el, ,ur le rdus ùe, auteurs de con,cnlir à ces change111,•11l~ou à c1·s ,upprr,-ion,, il pou,ail orùo1111crla ,ai,ic de, fruilles imvrinu:,•,. Toul cela ,;ans prèjut11cc de, ponr- •uile, el 1,eine, ju,liciairc, da11s le cas où, par a,tnlurc, un rue mal pensant aurait éch,111péaux in\'e,tigations a lminht,alives. La moindre iurraclion à cette li-gblalion ùracu11icn110 puu,ait culr,,lner, pour l'imprimeur ou le libra:rc, le rl'l1ail du brevet, c't--l·à-dire la ruine. Voilà ~ourla liberlé tic penser ma ,Hestèe par le liwe 1 Contre la lih,•rlé de la prcs,e, les mernrl's rr,lriclives Re succèdrut avec une ,iolcnce 1nuuie. • Si je 1,1-'hela bride à la prc-,,·, dil un jour Xavoléon, je ue resterai 11a, trois ruob au pouvvir. • li ne lâcha 1,a, la J.riùe à la )lrc,,e: il lui mit un Millon. Sous le Consulat déjà, la censure des journaux fut instituée, leur nombre réduit a 11 pour Pari•, i;ou~ 11rétexle qu'ils étaient • de, ennemis d~ la République•· Au début de l'Empire, il n'y arnit plus à Pari, que ,,uatrc journaux l)Ua.si-ln,lépen,lanls: le Ciloye,i, le Jlercure de Fra11ce, le Journal dts Orbais et le P, blicisle, Qut'lques citations vont nous perull llre dt! juger s;ins retard du sort qui leur ~tait rrsené •. D'abord une note qui concerne le Jo11rn1lldes Debats : • Oq a le droit d'e1dger qu'ils (les journaux) -oient enlii'rcmcnl lihoués à 1, dy114$li8 régnante et qu'ils combattent tout ce qui tendrait à dou11cr de i, Voir W~gu, 1A • ....,.. - N•,olion.

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