Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IllS'l'OlnE SOCIALIS'l'E .l, m i,. peul-être, il aucune périod·• de notre hislJirr, 11 liherlé ne f,11 plu, l,rulal,•mrnt èlrnn~léc. El qudlt• hyponi,ie parfois! Dans sa rcmar 1uabl,. hisloiie du prem·cr Em ire. )1. Ernc,t Hamel rappur!c un cur:eu, incident qui monlr' à. qu•I 1 oint ;i.q,olfon sa,ail, par de, tlécLtm:itions po 11peuscs, mentir sans \'ergogn• à la rl·alill' des chost•~ : « .\11 mois de jan,ier 1800, un indhich nomm~ L g,mle, ch•·f de di\'i- ,ion au 111i11islèrede la police, voyant qu'en toutes ch•),CS on en rewnail au, 1•rrr111cntsde l'anden regime, aYail cru de1oir frapper d'une e,1ampillc portant C'P:-. mots : c, Vu et 1wrmi:,;, lïrnr•ri!~~ion cl la mi • en Yent,, » une c-,lleclion de8 œU\re, de Colin d'llarle\'illc. En apprenant ce fait i, ~lunich, 1'1•111pcn•urne put contenir son indignation Allentcr aux droits de la J1Cl):-,.1•e'. li n'en pouvait rc1cnir. • li 11·,•,islP point de rP11s:1re e•1 Frauc~ », Ill-il écrire au JJ,,11ite11r. • ;i n - retomlJl'rion, dan, une élrang,• siluJlion si un simp'e conunis s\irruf:1'111 J,, droit d'empêcher lïmpression d'un lilre ou de furcer ,on auteur à. ) ,uppri111er quelyue cho,e. La liberté de la pensée est la première conquHe du Eiède. " La liberté de la prn~(•f': Q11cl1,,im;,ud uce d'oser scukment en parler 1 Quel bla,phèm,• dins une par ·ille ho uche ! La liberté de la prnsée! :>fous allons voir cc qu'il en avait déjà fait, et a He quel ('yni,me il devait plus tarJ la violenter cncol'e. I.e ,11t,·z-le au Couseil d'Etat déclarer la guerre à lïùéologie, écoutez celle haineuse diatrihe conlrc la pensee elle-m~rne: "c·e,l à l'idéologie, à celle tr•nébreu,e mélaph1si11ue qui, en recherchant a,e,· ,ublilité les c,1uses pn•mières, veut sur c •s base,; ;onder la législation du peuple, au lieu d'appro;,ri~r les lois à 1,, connaissance du cœur hun,ain et au, leçon, ùe l'hi-toire, qu'il faut allrihuer tous les malheurs qu'a éprouvé, noln· belle France. Ces erreur; devaient el ont amené dfecli\'Cmcnt le ré;;ime des hfJm11"'s ùe sang. En elTPL, qui a ·proclamé le 11rincipc d'insurrection connue ûn leYoir? Qui a arlulé le peuple, en le proclm,ant à une sounraim·lc 11uïl èlail incapable ù',•,ercer, qui a détruit la sainteté et le respect !les lois en h•s faisant dépendre, non des principes ~acrés ùe la ju~licr, de la nation, db cho•es et de la jtl'lice chilc, mais seulement de la volonté d'ut"' a--emhlée d'hommes étrangers il la connaissance des lois civiles, criminelles, a,lminislralives, polilit1ues ol militaires? Lo,squ'on est appelé à. régner sur un Etat, ce sont ùes princiJH'S constamment opposés qu'il faul suivre. • Si la pensée li!Jre lui p~rall aussi haïssable, on comprend que, pour la miPu:o. m~llti,er, Napoléon dernil es,ayer de briser 10n instrument le plus 1iré1'ieu\ : l'im;,rimerie.

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