HISTOIRE SOCIALISTE l\•clat on à ramener un ~ouvcnir favorable aux Bourbons. Je suis dispo,é à con,ervrr le Journal drs Débats, si ron me présente pour mettre à la tête de ce journal un homme en qui je puisse avoir confiance, el pour rédacteurs cleshommes sOrs, qui soient prévenus contre les manœuvres des Anglais el qui n'acrréùilent aucun des bruits qu'ils font répandre ... Toutes les fois qu·n pan·iendra une nom·elle dés~gréable au gouvernement. elle ne doit point être publi•'e jusqu'à ce qu'on soit tellement sOr de la ,·érité qu'on ne doive plus la clire, parce qu'elle est connue de tout le mon·le. li n'y a point d'autre moyen d'empêcher qu·un journal ne soit point arrêté. • t.:ne lettre de Napoléon adressée à Fouché, le ,, aoOt 180'., exprime les sentiments de l'empereur à l'égare! du Citoyen : • Cr détestable journal parait vouloir ne se vautrer que dans le ,ang. Yoilà huiljonr, de ~uite qu'il ne nous entretient c1uede 1~Saint-Barthélemy. Quel e,t donc le réda-·teur de ce journal? Avec quelle jouissance ce misérable savoure-t-il les crimes el les malheurs de no~ pères! Mon intention est qu'on y mclle un terme. Faites changer le directeur <le ce journal ou supprimez-le, et, sous quelque prétexte que ce soit, défendez qu'on em;,loic ce sti le dégoOtant et bas de la Terreur, qui avait au moins un but, celui de défricher les institutions existantes. Que, sous aucun préle~le, il ne se mêle de religion ... • Deux au Ires lettre,, rnr le même objet, méritent d'être enregistrées. La prt'mièrc est d"avril 1805, à Fouché. • Réprimez un peu plu, les journaux; faites-y mellre de bons article,;. Fait,,, comprendre aux rédacteurs du Journal des Débats et du Publiciste que le temps n'e5t pa, éloigné où, m'apercevant qu'ils ne sont pas utiles, je le, supprimerai a\'CC Lous les autres et n'en conserverai qu'un seul... Mon illtenlion e,l donc que vous fassiez appeler les rédacteur, du Journal drs D,'l,,t/s, du Publiciste, de la Gazelle de F, ance pour leur Mclarer que ,-'Jls continuent à n'ôlre que les truchements des journaux et des bulletins anp;lnis e il alarmer sans cesse l'opinion, en répétant bêtement les bulletins de Frai C· foi l el d'Augsbourg, sans discernement el sans jugement, leur durée ne ~era pas longue; que le temps de la Révolution es! fini et qu'il n'y a plus en France qu'un parti; que je ne ~ou!Trir.ii jamais que mes journaux disent ni fa,,ent rien contre mes intérêts; qu'ils rourront faire quelques petits artick, où ils pourront montrer un peu de venin, mais qu'un beau malin on leur fNmera la l,ouche. • A11trelettre: « Remuez-vous donc un peu plus pour soutenir l'opinion. Dit,, aux rédacteur, que, quoique éloi~né, je lis le, journaux; que, ,il$ continuent sur ce ton, je solderai leur compte; qu'en l'an VIII je les ai réduits à iL. Ditrs-leur (au~ rédacteurs) que je lit; les jugerai point sur le mal qu'ils auront dil, mais ,ur le peu de bien qu'ils n'auront pas dit •.• Oiseaux de mau1ai, augure, pourquoi ne pré.ag~nl-ils que des orages éloignés! Je lea
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