HIS1'01RE SOCIALISTE 450 qu'il fil à Napoléon des ouwrlures au sujet d'un JT aringe (venturi avec l'infante Isabelle d'Espawe. Le second, en 1801, intPnint I our conseiller le divorr:1 1 • Ni l'un ni l'autre ne furent tout d'abord t'routés; toulefois, dans son line sur le Divorce de l\'opoléo11, M. \Yplschingrr établit qnr, dès celle époque, la résolution de B rnaparte était prise, <1u'ilfollut l'éneri::i<1ueintervention de Pie Vll pour obtenir que le marhg-e rivil rle 1iî6 fôl consacré à l'égli,e et que Jo,éphine fôt a<lmisc au rncre. Encore, fait remarqnrr M. \Velshinger, l'empereur s'arrangca-t-il de façon à vicier cet acle pour en rendre plus rarcl l'annulation po-,iblc. L'idée clu divorce ,e maÎiifesta de nouveau avec plus de con-ishnce encore pendant l'entrevue cl'Erfurl, où Napoléon eut l'nmhilion c1·unmariaf:P a\'ec une sœur du tzar, projet ausi,ilôt contrecarré par l'op1,osition f rm, llr de la mc\re d'Ale:unùr~. Enfin la résolution définitive ful pri,e à Schœnbrunn, après la prhe de \'ienne; elle était de,enue inéhranlable quand Napoléon re1,arul à Fontiinebleau, le 26 octobre, el José1 hine le rornpril au,sitôt lor,;qu'elle ,it supprimer la porte 1·articulière qui Jaisail jadb ccn muniquer son a1•parlemcnl à celui de l'empereur. C'est le 30 1,01emllre que Na1olfon se <hargea lui-m~me de signifier sa volonté à Joséphine. La chrvnicJUC raconte que la scène fut émoU1ante, que Joséphine eut une attaque de nerfs. que ;'(apoléon ,cr>a Iles torrents de la1rncs, el que le prércl du palais, appelé en tuutc ll(l.le, t,ouva lïm1 ératrice inanimée sur le tapis el l'empereur sanglotant sur le lit. Après la scène in lime eut lieu la scène officielle organisée aU\ Tuileleries, sous la présidence de l'archirhancelier Cambacérès. Là, en J ré-ence de Ioule la famille impériale, Napoléon lut un di,cours où il vantail ,on regret du sacrifice: « Parvenu à !'Age de quarante ans, dit-il, je puis concevoir l'cs1,oir de vivre as,ez longlemp, pour élever dans ma pe n,éc el dans mon c,prit les enfoots qu'il plaira à la Pro1idencc de me donner. Dieu sait combien une pareille résolu lion à coôté à mon cœur; m 1is il n'est aucun saerilice qui soit au-dessus de mon courage, lorsqu'il m'est démontré qu'il esl utile à la France. • A cette déclaration hypocrite, la vicl'ime bien stylée répondit par son conse:Jleroent donné au divorce. li ne restait plus alors qu'à procf>v• aux dernières formalités: le Sénat 1'empre,sa de prononcer le divorce civil, el noos avons ,u plus llaut comment fuL obtenu le divorce religieux. Napoléon élail libre dé:!Ormais de contracter une nouvelle union. A cet effet, Je conseil des ministres eonsuUé se prononça à la majorité pourone union avee une princesse rutise, el M; de Ca11laineourl, l'ambassa-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==