fül IIISTOIO.E SUCIALISTI!: nicatio11 la1:cèe pa,· Pie \'Il, :--apoléon ,ongca qu'il lui f,dlail frapper les imagi11alions par un coup de Lhéàtre pour le monde. Et c;uel coup rlr ih/>àlre pour le monde de ,or l'ancien pelil omcier d'nrtillerie partager le trône impérial de France avec une pri11cesse issue d'une deg plus vieilles familles souvera·ncs de 1ï,11rope? No11,arri,•ons ainsi à l'a!îaire du divorce et au mariage autri!'hien. « Le dhorce de Napoléon, a dit Victor Duruy, fut un dhorce a,ec le bonhe11r ! » El les gens su perslilieu, n'ont pas ma~qué de faire remnrquer que depuis cette époque <'ata I our l'em 1ereur la I é1 iode des revers. Il n'en fallait 1•as davantage I our al lribuer à Joséphine un rôle d'ange gardien, de fée bienfaisante el de lJonn,, étoile, singulièrement en oiscorde avec la vérité historique. D'mnomhralilcs documents ont été récemment puhliés qui montrent sous son uai jour le ménage impérial, où les deux épou, riv.ilisaienl d'infldélilé,. Joséphine, au début de ,on mariage, n·a i111ailpui11lUona1-arle qu'e:le lraiLlil avec un insullanl m(•pris, qu'elle lrom1-ail a,cc une scandaleuse impudence. Amsi l'idée de di1oree enlra-l-clle pour la première fois dès iî09 dans l'esprit de Bona parle, pendant son séjour , n Egypte. Junot, à celle époque, venait de l'éclairer sur lrs écarts de roncluile de Jo,éphine, el Bourienne, dans ses ,lfémoins, raconte la scène de colère qui sui\Ïl: « Yous ne m'êtes point attaché, crie Bonaparte à Buurirnne. Les femmes ... Joséphine!. .. Si vous m'étiez attaché, vous m'auriez informé de loul ce que je viens d'app, endre par Junot : YOilà un vélil able ami. Jo,éphine ! lü je suis à six cents lieues ... Yous deviez me le dire. Jo-éphine m'avoir ainsi rrompé! Elle!. .. )Jal heur à eux I J'exl~rminerai celle race de freluquets el de hlondinsl Quant à elle, le divorce! Oui, le liivorce, un divorce I ublic, éclatant! Il faut que j'écrive! Je sais tout! C'est voLre faute! Vous deviez me le dire. Si Joséphine est coupable, il faut que le divorce m'en sépare à jamais. Je ne rnux pas être la risée de_tous les inutiles de Paris! Je vais éclire à Joseph : il fera prononcer le divorce! • Bonaparte se calma pourtant, el Joseph n'eut point à intervenir, pour l'instant du moins. )lais dès lors l'iMe de divorce fil son <hcmin dans l'entourage de Bonaparte. Miot de Melilo raconte qu'en 1800 • on Mtissail le plan d'une nouvelle constitution sur les bases de l'hérédité : on commençait déjà à pa 1er du divorce el à le marier à diYerses princesses ». Jo,éphine même en a\"ail entendu parler, qui disait à Thillaudeau : « Les hommes les plus dangereux pour Bonaparte sont ceux qui veulent lui donner des idées d'hérédité et de dynastie, de divorce el de mariage avec une princesse ». Elle vi,ait vraisem1.Jlahlemenl alors Lucien el Joseph, les deu:t frères de Bonaparte, qui, l'un el l'autre, élaienl ses ennemis. Le premier avoue d'ailleurs dans .es ,llé111oire1
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