HISTOIRE SOCIALISTE seconde autorité représentante e3t le Sénat; la tro;s·ème. le Conseil d'Etat, qui a de vérila!)les altribulions législatives; le Con~eil lé~islalif a Ir quatlii'me rang. Tout rentrerait dans le désordre si d'autres idées constitutionnelles venaient pervertir les idées de nos constitutions mo11archiques. • Qu,·lle insistance orgueilleuse, quelle humiliante r,'mi-e en place pour le Corps législatif qui se voyait ainsi dépouillé de toute prrro~alile. C••n'était point la première fois d'ailleur;; que :-.apoléon lui manifc,t·1il pareil dédain et quïl lui reru~ait, en fait, le rOle de repré-entant de la '\11ion. Le Sénat complaisant u'avait-il pas reconnu qu'il p,mvail no:nmer lui-m:•m~ des députés, sur la simple présentation de Sa ~laje-lé, toute, les foi, IJUÏI y aurait urgence : dè, ib06 un sénatus-consulte avait nommé neur d,•puté,. L'a,enir de,ait réserver bien d'autres avanie, au Corps lé~islatir de plus en plus recruté sans le concours des collèges élerlor n1~ par d,, ,énatuscon,ulte, ,uccessirs : le premier, du 21 déct•mhre 1808, qui nomme G députés; le second, du 5 Juillet 180'J, qui en nomme 12; le troisième, du 1() juin !!HO, qui en nomme un; le quatrième. du mêm•' Jour, qui en no·nme 2:>; le cinquiè ne, du 23 fé1ricr 1811 11ui ea nomme 10; le sixièm•, du 2 aoùl 1x12, qui en nomme 12. El l'A,semliléc de 1,lusen plus as,enie, se lai-ai Ltoujours: mai. son mécontenlemem n'en faisait que grandir davantagf dans le silence forcé. De même si l'opinion publique restait bâillonnée au ptfol de ne pouvoir se manife~ter haull'ment, certains inrlices d'h,istilité au ré;:imr impér'al potnaient être aperçus : on chuchotait dans les ~a!on,, r'ans les ~lrliers, d,ms les bouti•Jl1r, Et, si élou!Tt! que fus;ent les murmure•, ils .illèr,•nl pourtant ju,,1u·.1 l'oreille de l'em1,cr,•ur qui revint fort courroucé d'1'-spagne (en j 10\icr lbOO;, s'en prenant a,ec violeuce à Talle)'rand cl à Fùueho, à s•m grand chambellan el au ministre de la police. Mais quelques flagorneries officielles suffirent il le lra11quillber, el quand l'emprreur eut eutendu les Lacépède, les llefermon et les Ségnier faire a,,aut de courtisanerie, il put se préparer en Loule tranquillité à la nouvelle expédition d'.\utriche. « Yous nous a,ez accoutumés, Sire, dis1il Séguier, aux victoires, aux p, i,es des •illes et des royaumes. Quand vous parlez, nous sa,ons que vous reviendrez a,·ec de nouvelles victoires el elles sont si rapidement acquise;; qu·a peine nous ayons le temps de préparer nos félicitation, ... • Ces félicitations, on 5, rappelle que :-.ap,Mon vint rapidement les rechercher à 1Jouveau, au lendemain du traité de Yienne, c'e;t-à-dire ea octohre 1800. li ,agi,sail alors pour lui de tirer le meilleur parti de la situation pré- •ente et d'as,eoir sa dynailie sur des ba,e• un peu moins fra•iiles. Se sen• l4nl exécré par l"Europe entière, impopulaire dans son propre empire où le clergé - nous l'avon• vu - e,;iloitail avec une habile énergie l'excommu-
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