456 Il ISTOIRE SùCIA LISTE sais quelle, craintes, composées par l'amour el tempérées par l'espérance a troublé loul s les /1~1cs. » Ah! qu'en l~rmes galants ces choses là sont dites I Elles sont dites pourtant cl il est manifeste que l\apoléon en garda quelque rancune. L'occasion ne se fit I as attendre d'une réplique insolente. Elle se produisit à l'occasion d'une réception aux Tuileries de la députation conduite par le président Fvntanes. Celle dépntalion était venue apporter les remerciements de l'Assemblée législalil'e à l'occasion de l'envoi d'une douzaine de drapeaux pris à Burgos et l'impératrice Joséphine, en l'ab,ence de son impérial époux, se crut aulori,éc à baranguer les visilèur5 : « Monsieur le président, dit-elle, je suis infiniment sensible à la d•\mi!rchc du Corps législatif et très satisfaite que le pr,•micr sentiment que Sa )lajeslé ail éprouvé après sa victoire ail élé pour le Corps qui repr~senlc la ;,;;,ition. » • Le Corps qui repré,ente la Nation! » Cette malheureuse fin de phrase eut le don d'exa,pérer l'empereur, qui s'empressa d'envoyer de Madrid une note ra~euse, une rectification brutale el insultante. • Plusieur, de nos journaux onl imprimé que Sa Majesté l'impératrice, dans .a réponse à la députai.ion du Corps législatif avait dil qu'elle élail bien ai,e de voir que le premier sentiment de l'empereur avait été pour le Corps législatif qui représente la Nation. • Sa M,1jesté l'im;,éralrice n'a pas dil cela; elle connait trop bien nos constitutions; elle sait trop bien que le premier représentant de la Nation, c'est l'empereur, car loul poul'oir vient de Dieu el de la nation. • Dans l'ordre de nos con,litulions, après l'empereur est le Sénat; après le Stinat esl le Conseil d'Etat; après le Conseil d'Etat est le Corps législatif; après le Corp. législatif liennenl chaque tribunal el fonctionnaire public dans l'ordre de ses allribulions. Car s'il y a l'ail dans nos constitutions un corps représentant la Nation, ce corps serait souverain, les autres corps ne seraient rien el sa volonté serait tout. • La Convention, même le Corps législatif, ont été représentants. Telles étaient nos constitutions alors; aussi le préoident disputa-l-il le fauteuil au roi, se fondant sur ce principe que le pré,idenl de l'Assemblée de la Nation était avant les autorités de la Nation. Nos malheurs sont venus en partie de celle exagération dïdée. Ce serait une prétention chimérique et même criminelle que de vouloir repréoenter la Nation a l'an l l'empereur. Le Corps législatif, improprement appelé de ce nom, devrait être appelé Conseil législatif, puisqu'il n'a pas la faculté de Caire des lois, n'en ayant pas la préparation. Le Conseil législatif est donc la réunion des mandataires des collèges électoraux. Dans l'ordre de notre hiérarchie conslilulion ne Ile, le premier représentant de, la N ilion est l'em,,ereur el ses ministres agents de ses décisions; la
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