426 lllSTOIRE SOCIALISTE un rornhat lerrihle se livra, le 2 mai. ilans les plaines de Lützen. ll n'y avait pas loin de 100000 hommes ~e rhague c·ôlé. Ney rl \Yilgcnslein furent tout tl'a!Jord aux prbes; les lrQJJpes de Ilertrand, de )lacrlonald et d'Oudinot, l'arlillrrie ùu général Drouot enlrèrelll bientôt en lutte a,ec l'ennemi, et celle efTroyable mNér ne prit lin qu'avec la nuil. De part el d'autre, les perles aYaie11l été con,idéraLles. Plus de quarante mille hommes, tant Ru,ses et Pru,siens que Français, {•laient hors de romhal. Les alliés s'étaient retirés sans trop de désordre el, malgré l'insuccès 0nal de leurs lcnlath·es, leur défaite ne ,alail point le• commentaires éloquents de :-S11poléon. JI est vrai que le, 1rouprs frarçai,e, s'(lairnl vaillamment comportées el avaient paru inl:11ipahlrs, ardentes rl a~urrries, tout comme les bataillons qui s'étaient lrou vt's à Iéna et à Austrrlitz. Quelques jours ap1ès la halaille de Lützen, Napoléon, précédé d'Eugène qui comn andait l'arnnt-garde el a1ail d0 repousser maintes alt,1q11e, inopinées, entrait à Dresde que le czar cl Frédéric-Guillaume venaient d'évac11er. ~la!lre de celle partie de la Saxe el ,ouverain in<'onlesté, pour le moment, ùe la 1ille, N poléon résolut cl') rappeler le crainlif monarque rNugié à Pra!!ue. Celui-ci n·osa prolonger si 1·é!Jellion, cl il s'en rP1int awc ses lroup,•s que l'empereur fil au,silôl incorporer clans les cadres français. Le, hoslililés furent ,u,pcnrlnrs rendant quelques jours, à pari ir du 16 mai: Napoléon, qui souhaitait lro111cr dans nn combat décisir l'éclat dont ses armes a1aienl grand IH•;oin, (·tait sccrèlrn,enl peu favorable aux négociations engagées de nouveau ~arl'Ai,lrichepourle rélablissenwnl de la paix en Europe. De plus, l'unpereur ne pournil conccl'oir que François Il rootinuCll à lui proposer des concessions - inéYilahlrs en fait - qu'il s'obstinait à ll'nir pomdé,honoranles. JI sentait en même lemps que la fortune avait cessé dP -rronderscs efforts; lesa,an:agesd'nn armistice lui semLlaienld'aulrP parl furl importants; les délab con,entis pour tenter rl.'aboutir à un accorù, profi; lal,le, pcut-êlrl' po11r lui, lui permellairnl en 10111 cas d'agir efficacement, de conre11lrer rle nouvelles troupes, de réorganiser d'autres conling1rnts. Ce fut pour ers raisons qu ', lonl en refusant d'arthércr aux conditions de la mérlialion autrichienne, il clépècba Caulaincourt auprès d'Alexandre. Pendant l'absence clr renvoyé français, il y eut clans l'armée un immense espoir, on crut à la paix; on , e ponYail supposer, puisque les troupes ,•enaienl de remporter de rr1cenls al'/ nlages, de prouver que leur liéroîsme valait celui de leurs ainées, que le czar resterai! sourd au,, propositions <'e Napoléon. Cependant plu,ieurs jours s'écoulèrent sans que le czar fil conn11îlre sa riwonse, el Na1olt'on, ne voulant poinl qu'on inlerprétClt son atlenlc comme une lassiluck, donna l'orrlre de reprendre la marchP, en avant. Le 19, les Français se lrou,èrenl en face de l'armée ennemie à Bautzen; durant Ioule cette journée, Napoléon reconnut l t situation ùes lroupr~ russes ~t prussiennes. Cclle,-ci, commandées par Blücher, celles-là sous Willgenstein, avaient été
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