HISTOIRE SOCIALISTR 423 au Brandebourg et à la Poméranie. Des proclamations aoalog11es, où :;e taisaient jour, parmi de pompeux Jyriomes oratoires, les plus nohle, sentiments, furrnt lancées à peu près dans le même temps aux autre, 1,euples de !"Allemagne, et notamment à la Saie, par Koulouzof et ""il,wnslcin. i'i:esselrode el Stein, mandataires des souverains rns-e cl pru•-ien, signèrent, deux jours après, le 19, à Breslau, un traité dont l'importance ne saurait échapper à cem qui recherchent, dans le11r. premiers principe-. les orif?ines de !"unité germanique ultérieurement rt'ali,ée. Entre autre, clauses où l'es1,rit de Stein donnait toute la rresure rie son intelligence or,;ani:,,,trice et de rn perspicadté, il était dit, dans cette ronwntion, que les territoires repri, au cours des luttes qui s'rngagrairnt contre Napokon SN dent soumis au contrôle de deux admini•lr,,tion, centrale,, l'une n,ilitairc, c ,mpo,ée des chefs alliés, l'autre ci\ile, cl repré;c:itées chacune par deux gou,rrneurs pour chaque province. Il e,t assurément inutill' dïnsister sur l'e,trt'me importance politique de cette application d'un nouveau mode de gouvernemfnl, dans lequel le pomoir ci\il dépendait d'un coMeil central c1·a~ministration que Stein consirlérail, scion rc,pr~ssion très juste de ~I. li. Vast comme • un instrument" pour la destruction des ,ouv, rainetés parliculari:;les et la réalisation de l'unité germanique. Huit jours après la signature de cc traité qui ré~lementail de, conqi:êles que l'on tenait pour certaines, on enregi,trail rentrée des Prussiens à Dre;de el le recul ,imultané des troupes d'Eugène. Celle victoire qui concor!lait avec les négociations russes el prussiennes eut un ,il' retentissement. .-\. la m~me date, ùe Krusemarck l'i de llatzfcld redemandaient leur pa,srport et faisaient tenir à de lla,,ano la note diplomatique de rupture à laquelle nous avu11sprécédemment fait allusion. Ce fut en quelque rnrte pour répondre aux griefs ainsi formulé, par la Prusse, et qui n'étaient, héla,! que trop justement fondés, que dr füMano • onna, le i" avril 18i3, lecture au Sénat d'uu mt'moire où il interprétait, dan~ un sens tout ùilîérent bien entendu, l'alliluùe ùe l'ancienne nation alliée. Bassano n'avait point d'ailleurs à faire la part de !"orgueil 11atio11al germanique et il prélendit, dans ce factum, n'exposer que les hé,itations, puis les trahisons de Frécléric-Ouillaume. La rupture officielle avec la Prusse etla nouvelle des hostilités engagées sur certains territoires allemands µermirent à Napoléon d'exiger la levée des comingeuls nouveaux. Le Sénat, qui n'avait point pour habitude de contrecarrer les intentions du maitre, acquiesça, et, le 3 avril, décida l'appel aux armes de '180000 hommes. Napoléon prit, à l'égard des troupes mises ainsi à sa disposition, eertaiues mesures d'organisation; il confia la régeuce à MarieLouise et quitta Paris pour prendre le commandement des armées. :'\ous avons dit, au début de cet exposé des princiJ aux événements de la campagne d'Alltmagne, quelle conllance Napoléon gardait dans son alliance
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