Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

nISTOIRJ:: SOCIALISTE contribuer iL chasser les Français de Pillau, place (orle gui leur avait élé réc;mmenl concl'dée. Désirant se ,ou-traire ù la surveillance dont il sc sentait l'objet de la part de, Français en résidence à Berl:n, Frédéric-Guillanme, au mois de mars 1813, sc renùil iL Breslau. JI y rut entouré, dès son arril'éc, par les plus pas;ionnès dl'fenseur.; de l'autonomie nationale, et les manifoslations quoliùiennes ùe l'opinion publique n' purent lui donner le change sur les senliments du peuple. Les événements se précipitaient d'ailleurs, el entrainaient le souverain qui ne laissait pas de concevoir de vives inquidu,les sur lïssue des entreprises où l'engaf(eaienl les volontés unanimes. Cependant, à la suite de négociations conduites par un certain Kne,ebeck, un traité (convention de Kalbh) fut si;né le 28 février 1813 al'ec la Rus,ie, aux termes duquel cette nation ap1iortait à la Pru,se son concours jus iu'à rétablissement de ses anciennes frontières. La Prusse s'engageait d'dutre part à réunir aux armées rus,es un contingent de 80 000 hommes qui devaient coopérn à la lutte. li avait fallu d'ailleurs, pour décider Fr6tléric-Guillaume à cette transaction qui dernit le sauver, les vives instances du baron de Stein et de ScbarnborsL. Les Français avaient évacué Berlin à la grande joie des patriotes allemand,, qui ne doutaient plus de la fortune de leurs armes. En maints endroits, toutefois, de nouvelles protestations, plus violentes que jamais, s'élevaient contre llOS agents et nos troupes qui venaient d'enrichir à nouveau l'incroyable série de leurs déprédations au moyen de réquisitions insen,ées et brutales. Quar,1nte-huit heures avant la proclamation du fameux • Appel au Peuple •, que suivirent immédiatement les édits organisant la landwehr et notifiant la mobilisation, et la déclaration de la guerre, le tsar Al?,andre entrait solennellement à Breslau, résidence de son nouvel allié. 1-'réctéric-Guillaume el le Isar échangèrent des serments el, le jOùr rnéme,des démonstrations hostiles eurent lieu devant la maison de l'ambassadeur de France. Une note e,posant les grief, du gouvernement prussien à l'égard de la France rut emoyée le 17 war.; cl, peu de temps après, :\1. de Krusmarck, ambassadeur de Pru,se à Paris, réLiiKeail,sur les o.ires ùe son gouvernement. un libelle à l'adresse èe Ba,s~o, ministre ùes alîaires étrangères, rehllant, avec beaucoup de courlohic dans les expressions, les motifs pour lesquels l'entente était devenue loul à fait impossible; il faisait allusion, en prem:ère ligne, à certains engagements poliliques pris par Napoléon, et non observé,, el au1 innombrables exactions commises par les Français sur les territoires prussiens. Ce lut également à la date du 17 mars que Prédéric-Guillaume prononca, d'une manière éclatante, la rupture avec la France, au moyen de l'Apprl au peuple, 111essagcpathèlique dont Je retentissement allait être universel el qui ne s'adressait pas seulement à la Prusse, niais à la Silésie, à la Lithuanie,

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