410 11ISTOIRE SOCIALISTE C.11.\PITRE V Le d(saslre de la Grnnrle Armée rlnns le, plaine, cl(• nu,,ie, le :pas-age nu ,l'in rlc l'Allemagne Mjà frémisfnnle de ces bordes misérables, derniers déhri, d'escMlrr,ns ja~i, inYincible,, lh 1,ruit- qui courairnl •ur l'éµuisenwnl d1• la Fiance el s r les ré,olution, in. en,t'es de l'empereur n·arnienl pa- 1,ri1conlrihué à modifier sin;:uli~remenl le, ,enlimenls que nourrissail à noire Pgarrl la ronfé l(·ralion du Rhin, celle utopie politique dont :-ia;,oléon a, ail a,"umé la r(-alh-aliun ,i dnnJ.:Pr uSt'. J,P pr,',ti!?e, intact jus'lue-là, de nr,s arme, ,ictnriPUSb a,·nil feu! maintenu l'é<p1ilibre d'une alliance que les peu pl, s g,·rntaniqurs n,• snhi$Saienl qn'nl'ec raµ:c; le di•clin rle la fortune de Napol(·,,n dc,nit iné, itableu.ent n,nrquer un réveil de, v11lonlé, nationales allt•mnn,1.,,. dont le- princ,., devaient Nre impui,,anh i1 maltri:ser re,,or. lPs prodrome~ de cett,, ardeur unanime, fic cet élan libératem ne se flre11lpoinl altcn,lre: pen,lant que l'empereur s'ab1ndonnail aux projets qui d,·Yaienl un I ru plus lard parachever la ruine de la nation, landi,, quïl étudiait flé1reu,emrnl les moyrn, de faire suru:ir de nou,clle, armées pour de nou,elles ra,, pagne,, le IJruit de la déreclion du général d'York se répandait. Tandi$ que Mac<lonalrl, duc de Tarenl<', s'efforçait de maintenir dans Ir, corps pru,,ien, le n•spect d1!ralliance conlraclée, le général d'York, 1,rofltant du m(·conlentemenl unanime, el sOr de l'enthou,ia,te assentiment de rarm(·e qu'il commandait en qualill' de second de Macdo,nld, signail aYec le gtni·rnl rus,e Dieùilsch 1\ con,-ention de Tauroggen, aux terrues de la11uclle il p1e11ait rengagement (robscrwr pendant soixante jour; une neutralité al,,olue à !"égard de la Jùis,ie. Cet acte d'indépendance el de fierté national~, suscita dans les rangs pru,sicns une joie légitime: il eut pour effet n'a~ ·en tuer d'une manière plus sen,ible le recul de nos troupes et l.1 tlémora!i,ation du haul commandement; c·esl en cffcl pende temps après la conve11tion de Tauroggen que Mural abandonna l'armée ,ou3 le prétexte que "' p1ùence était néce,sairc à \a1,le:;. Ce ful ensuite au tour de Sch1urlzenberg, qui pactisa avec les l\u,,es et se relira en Galicie, c,ù il se garda bien d'engager de nouvelles ho,lilités. Pendanl ce Lemps, le prince Eugène s'effor~ail de rétablir un peu d'orùre dans les rangs informes des armées dont Il• con,manrlemem, par suite du déJ art étrange de plusieurs chefs, venait de lui iThoir. Toutefois, Lauriston, Macdonald, \'ictvr cl Reynier commandaient l'11coreen All<•magne les derniers déhris de li•ur, corps d'armée respectifs, réunis 11,,n loin des riv,•s ù,• !"Ethe. Le, dH..clions succe:;,iyes des allie;, l'agitation nationale enAllemagne,
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