lll~TOlRE SOCIALISTE 41)7 cœ·,rs en dériYe, la mo, l au boul d'une sensation suprême à'apai~emenl ph),i11ue que le salut nu prix de lultes nouvelle; el de danger, inconnus. Le lrnclrmain matin, malgré les ordres formels qu'il avail r,çus de l'empereur, Ir général El,lé ,·oulul difTércr l'e"/culion d'un dessein qui deYail avoir, h(]as ! les plus tragiques conséquences. Il retarda tanl qu'il put le moment fatal, sentant que chaque minute de répit sau,·ait de paunes llre c,ténués ou blessés, sP prPssant aux abords du ponl dans l'épouvante afTolée que fil il naflre une nouvel!,• conscience d'un péril insnrmonl,ble'. A 1wuf lieure, du malin, l'approche des Husse.; conlraignil Eblé à l'e~écution itnmé lialc des ordres reçus; on mil le feu aux ponts qui deYi nrenl en peu d'inst·,nts inahorclahles, el un spectacle d'une horreur dont l'inten,ilé ne fut jamais dépassfr s'offril alors aux ) eux : on Yit les femmes, les mabdes, l<'Stra1narc!s, tous lrs malheureux abandonnés sur l'autre ri\e, désormais ,otH1 - à la mort la 1>1us ameu,e, qui poussaient de, hurlements de douleur et se r(•pandaicnt en imprécations contre ceax qui les livraient rnns dHense aux délires meurlrjers <les Co•aqnes. Nos soldais rn hâlaient de fuir, soucieux de se mettre hor, de la rortée de l'ennemi, tandis que le massacre, le pillage et la folie sanglante des Russes faisaient de stuvides el féroces ra, age, dans cette foule innocmte el lamentable qui semblait parquée là pour qu'on p0l mieux l'égorger. Huit mille êtres furent cernés ainsi, taillés en pièces ou conduits comme prisonniers dans les rangs ennemis. La marche de l'armée recommença plus doulonreu8e, plus fertile en lriste,ses que jamais. On ,e diris-1ail sur \\ïlrn1. Ney Hait à l'arrière-garde et ~·errorçait de résister aux incursions cles Cosaques, tandis que l'empt'reur marchait a\'ee la g'!lrde rnus le commandement de Be,sières et de Lefebl're. Un al teignit, le 3 décembre :1812,Molodeczno; il fallut y abandon1.er une partie de l'artillerie: les chevaux manquaienl cl l'on ne pouvait ~onger à alourdir encore la marche tle ces troupes qui ne se soutenaient qu'au prix des plus sarllumaîn, efforts. Deu, Jours après, le 5 décemLrti :1812, à Smorgony, l'empereur désertait la Grande Armée el gagnait la France en toute hâle; il tenait à devancer dan. la Cllpilale tous ceux dont les confidences ou les col~res eus.enl 1,u jeter la lumière sur l'e,écrable campagne où l'avait engagé sa l)'Tannique folie, la con~pirallon de Malet prouvail surabondamment, d'ailleurs, par la rapidité t. • Ces IIAUl.euNu qai a·a-,al,eru j)U TOulu prodte.r de la auit pour se saunr.., nnaient, depuis qu'il faiuit jour, mais trop tard, se jeter en mal!le sur le pont. Déjà on prépar,lit tout ce q.ill fallait pour le hr6ler, J'en 't'ÎS pluieurs qui te jel~rent dans la Bérézina, es~rant la plNt-r à la nag, sur 1- giaçon1 1 mai1 auoun n. put abor.ier, On le, vo1ait dans l'eau jusqtt'aux: Çaulcs, et là, saisie pu le froid. la fl&urerouge, il, péris1aient misèrablemPnt.. J·aperçus sur le pont un cantinier portant un enfant sur ,a ~te. Sa femme était devant lui Jetant des cris 0 d61eapoir. Je ne pm en 'toir fflaniacs,. C-'1.aiiau-desaus de mts Co.ree-i.Au moment où je me relirais, une TOiluN, dans laquelle était 1111 of4cier blené, tomba en bas du pool anc le cbeTd ain1i que plu&ieurs hommes qui accompagnaient. Enftn, je me retirai, On mit te feu .,_ ..
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==