Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

ll1STOll1E sor.I\Ll!->TE el J,., Fran,;:iis se lrou,~renl hor:- de la port(•e 1IPrCU\ 1111ilh rroyairnl prèl~ à •c rendre. Sans pcrclrr un in,t:inl, Ney sr rrmit ,,n m11r<'l1cdans la ùirrrtion 1l'Or•ch:1 011les prcmirr, rorps dr la (; ran,1,, .\rmre ,c rpp(,saicnt dl' leurs falii:uc,: il cul à c,suyer, da,.._ c1·1lrmarrhr d(•sr,pi·rrr, ,les alla1p1o•sde Co,aques que ~a petite troupr repou"a ,aillammrnt; le 20, il entrait à Or,cha, sui\i de douz,, crnts hommes seulement rnr J<,s si\ m,llr Yalicles qu'il arnil rncorc ft lüa,noi. :-.éanmoin:;, ,a 1•r11dh:ieu,e épopée parut un instant rendre quch111rrspoir i1 l'arml'c que guellaieul cependant de nou- ,caux cl irr6parablcs d(,;;aslre,. T II Grande .\rmée ;;éjournn quarante huil heure, à Or,cha; u1 prdlla de re court l.tps de lempg pour r(•organisi'r, dans la mesure du possi!Jlc, la défen, 0 • compli-lcr l,·, muniliu11, néce,,airrs ail\ houches à feu. et n•nouYeler le, appro,i,ionnemenls. Ce, prruve, d'un z~le uaimenl ,uprêruc el di-~!',- pèré ne J'OU\ni,'nl rn'•,111muin;garantir lrs d(,I,ris ,le la <,rm11le.\rnll'I' contre lPs dangers <l'une di,,olulion qui a,·ail gagné le, ,•,prit, j:n b les 111i1•u\1li,- dplin(•;. Lïn,tincl di•la con-en alion, C\asp( rc' par<le, ,ouO'ruuccs in lolt-ralJl,,,, a"ail auloris1\ seruhle-t-il, 11,,,acte, d'un (·goï,rue féroce, l'l pour ain,i dire inconsciemment accompli,. L~, e,hortations iu,pi·ricm,·s de :-.a1,okon, qui e,erç~ienl autrefois sur le moral des troupes un,• action immédiat,' d corn111c mogni'liqm•, n,aienl perdu toute in011cnre. S•ulr, la Yicillc garde i•npérialc, ~cn,ihle au, m•rqucs floquenlr, 1J'a(k<tion que :-.apolfon lui ttmo,gnail, réa~is,ail contre la dèlre,,e unanime, s,'t'!Tortal'l de rnai11t1·nirdans ,1·s rangs la di,dplinl' cl la cohési.,n. 'fous ,•es hèrohm1·s ne pouuienl, hi·las ! modifier 1ï-,11e de celle campagne fatale. Les nou,·ellc, , • pre»ai,·nt, lai,,-.,nl ùe, iner d'autre, malheurs. On apprit ain,i, dans l'in,lant qu'un s'éloignait d'Or~cha, l'impui,sancc funeste de Schwartz,·nherg et d1•l\egnicr qui, mai11tenu, par d1•,;force, ennemie< consid(·ra!Jles, a,aienl été contraints de ren,-nœr à joindr,• Teh lchakol llonl les troupe• ,e portaient maintenant, à marches forcées, sur la llér,•- zina, 11fin,le couper la retraite à la Grande Armi:c. L'c,acualion de llin,h. par DomlJrow,ki el Dronikow-ki, la défaite d'Oudinol et de Yiclor, ,:an, le nord, viennent, en m,'me tcmp~. jeter la con~lcrnalion dans les hand(•~ décimées el démoralisées que ~apoléon menait à un nou,cau dc,a,lrc, plu• sanglant et plus elfroyalJle que tous les autres, le pa,,age de la Bérézina. Le 25 novembre, la Grande Armée el les autres corps françab, cN1x dl' Gomion Saint-Cyr, d'Oudinol, de Yiclor et de Domhro\\ ,ki, se trouvai,•111 réunis sur la Dérézinn. En même temps, on se rendit compte de l'inélurtahle n6cessilt' où l'on se lroaftll de passer le fleuve 5an, retard, 1our é,·iler l'uéanlissemenl complct_par les forces l'nnemie5, Celles-ci, en effet, s'étaieul -~ fort habilement et la slluallon qu'elles occupaient par rapport aux débris bérolques de nos armées, laissait déjil prévoir Ioule 1'1111111ineulc

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