Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllSTOIII E SOCIA Ll:·,n: surflronl pour l'apprèci1 r Siei(•, 11ousapparall comme Il' type de ces révolutionnaires nantis donl nou< nrnns déjà parlé; c·e,l 1tuid(-1,ar les <enlimr11l~ qui etaionl lf, leur, qu'il a pu arri\er it con,lruire la mal'hine polili<JUC• donL parle )ligne!. E~pril ,uhlil el rt·1eur, il a imagi11t•dr ronl'ilirr ses théorie, a11cien11e,,ur le pou,oir -ou1erai11 d111w11pl!'N ,e, id,·e, dïnter~t actuel ~u1 lit e1111,, 1rYaliun de~ a\anlagt):--,u·,1ub. .-\1,.1, JJrc111it 1r:i jo111·3 cJ,, la Ht;Yolulion, :--ir)è' avait dil a11 peuple qu'il (-lait• toul , l'l 1111 tl a1ail le ,!noir d'affirmer fa toute-puiNtncc. li l'arnil <lil c11lhèorici,•n: le pruple avail agi. TJndi, que l'oragegro11dail, Sieyès• awil vi·cu • f't pensé. Ils élail relrouv1\ au calme r.•1enu, Jans une ,ilualion co11si1lt•ra!Jle,el 'il re~rrllail que lwauruup de bruit el beaucoup de ,n11geussent lon~lemps lrouhlé ,es méditations. il n'alla,l pa, jusqu'à dire qne tout auil clé inutile, puisqu'il rétpparai,<ail entouré d'nn grand crédit el à la première place. :'\011ssavons que numllre . lie citoyen,. en FrancP, dans une mcwre pins mo<le,lP, il esl vrai, sP fir,•nt nn s(•mlllable raisonn1•menl. C'est poure,n (Jue Sie)i•s a fait sa Constilnllon. L'(•tal,li,,emenl des• liste, de notabilil••s . voil, la part du peuple ùJn, h• gouwrnement; le jury C'Onslitutionnain·, voilà l'oqrnn,• e--••ntil'I formo par le~ priucipaux rCvolulionnairr~ na11li~. El à ltt ,érité. ,lan..; C\! :--)slè111e, le p,•uple 1i'e,l plu, rien: le pri11ripPcem,itair,•, qui opère ù'al,urù 11111' première sélection, n'est lui-m~me que le point ùe d(>parl d'un donhle scruliu de,tin1• a fournir. non des repr(·-entanb, mai, des ,·11111idatsa la rPpré:;e11talion. La pui,,auce tout entière rst rr111i,e à unr cla-se di,lrihuée en plusieurs eorps poli1i11ue, se bal,1nçanl les uns les autre,, ,,•Ion u11e conception purement lhèoriqm•. He) ès semi ile a, oir travaillé sur le corps ,ocial comme le professeur ,ur un cada1re. El c·cst parce qu'il s·~,t lenu loin Je la Yie, c'est 1,arce qu'il 11'apa, ,ongé aux ('&'>ions hum:,ines, que son u•u1re 11epeul nous iulére»rr que rom me une construction au, pii•ces iagénieu,cmenl i'lablies, mais san, rc-sorl, et parlant inutile .. \ussi bien 11('vaut-elle que par les disrus,ions qu'elle a délermiuècs; c·c,l à son su;et que Bunaparte a rompu défl11ilivc111enta\ec toute conlrai11le et , e,l affirmé rornme le mallre. A mes11re <1ueSie}ès exposait ses idées, elles étaient rapporkes il Uona- - parte par llœden•r, Tall1•irand ou Buul,t), i,11lermè,lia1re, ùc Lous le, instants t'nlre les deux consuls. li semLle que tant qnïl fut que,Lion d'organiser la base de l.1 • pyramide •· le g~ui!ral 111•lit pa, de diflicullè pour ac1·epler lt> projet de Sieyl>s, ruai, lor,qu'ou lui pa1la !lu Gr.inti f:lecteur, lorsque ::iieil•s, croyant le séduire, lui cul fait proposer celle cti,mité, il ,ursJula lie fur,•nr H d'indignation, tournant en ridicule Ir rôle ùe c,· perso11nage place à la t~le ùu pays, n,ais n'ayant aucun pouvoir, aucune auto, ilé. c·e,t alors (ju'il aurait refusé d'N1 e, ,don le mut r.ipporlè par Fouche' u11 • cochon à l'engrais •· 0etris,anl ain,i la ruu~islrnlure qu'on lui olTrail. A partir ùe cet in,t,111l, llona~arLe s'occupa, cl nclivem~nl, Je la l.:ün:-lilut,uu nou,.elle. On Jir,til t . .. v,moirt,, 1. 162.

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