30 Jl!S'l'O!IIE SOCl.\LIS'rE ,eclion, - l'i en maj,•urc partie inspiré des id~cs cle Sieyès - aprt's l'échec des !leu, prnjpts ofkrts par cc dernier. 1,ntn• les , er-ions difft•renle, de,·on--nous choi,ir? :'lous ne le penson, pas. Ce qui nous importe, ce n'csl pis l'histoire des. hé,ilalions el d,•s làtonnemenl, de :-iie)·~,. maia bien le rt'-ullal de ,a pensée dan, la mesure oil celle pensée a pu exercer une influrnrr sur le mouYemen l pnlilique de son Lemps, ou encore dans la mesure où elle reflèl!' les pensées d'une partie du pays Pour alleindre c,• but, il nous suffit dr d(•3ager l'e,,en tic! de, théorie, de Sir)('s. de rendre rlair cc qu'il e,posail avec con[u'ion - el ceri sans rien dire qui ni· soit reronou comme Nant de lui par les historiens qui di·- battent sur l'hisloire el le dêtail !.le sa pcn,ëe. Lïdée direrlrice de Sieyès ,lans l'Mifiralion de son S)St~me est ,·,,ntenue dans la formule souvent citée: • La ,·onfiancc doit venir d'en bas, le pouvoir doil YCnir rl'Pn hanl. • C'est en parlant de lù 11uïl a imaginé la famen,e p)ramide, !'nrlrc malhémaliquc où il renrerme la nation, depui, 1,, peuplP qui forme la hase ju,qu'au chPf qui lig-urPst•ul au sommet. Prenons <!one chaque drgré de cetl•' pyramide. Le, tilo!JN" atli/'s - citoyens français paianl une contribution é~ale i\ lroi, journ,·1•s dt' tra,·ail - réparlis pir arro11di,.,·111n11 cQ11111111111,I, nouv<'lle rn con,criplion, dre,seraienl une liste de cent noms formanl les 110/alifrs c1m1m1111mir c,·u,-ci eliraient un dhiè111e ù'enlrt' eux qui seraient les /111/ablr< tlipor/Plh/!ll/ftll,I:, Les nolalilr, ù,1parlemenlaux êlisni~nl enlin par Ir m,'mr proct!llé cin11 mille nolablc, reprl',enlanl la li,/P 11 1llù,11ftlr deslint'•e à fournir les autorité, légi-lalives et exéculÎ\,)S. Le choix d1•1·aiten ,'lre fail par un jlll'!J ro11,/ilulio111wfr, de quatre-, ingts membre-, où prenrlraient place de, homm1·, éminents du parlt de brnmaire. Cr corp, ,ou11•rain - que nous relrouwron, plu$ larù son, le nom de Sénat con,ervaleur - dernil ensnile se recruler lui-nu'1111'.Son rùle était. d'une part, de veiller à c,• que la Con,tilulion th' ftH pas ,iolée par des lois on •les arrNés, N d'autre parl, ile choisir sur la li,Le Pationalt• le~ membre, du Tri/1111/fl/ -qui prépart> et discute la loi - et les nlf'mhre, du Corp, /,'qisbt/if. qni la volt' sans di,cn;;sion. I.e m,ime Sénat ,·hoisi,,ail tians ,on -1•i11le (;rm11/ Elerteur, chargé dt• d(•,it:ner r/rui r,111,ut-. l'un pour l'intérieur, l'autre pour l'e,t~rieur. Ce sonl les Cun,nl• qui tle,·aienl ,érilableme11L gouvern<'r, au moyen de leur:; ministres et de leur, consrillcr, ,rr:tal. Li• Grawl tl,•clenr, à <JUiSie)•'' lais-ail un p,rn,·oir ,le .. ,urvl'illanrt• s;ènerale • d le druit de ré,oqner les Consul,, n·avail en réalité qu'un rôle tle para1le; dan:; ~011d11Hea11<le \'ersaille,. au milieu de ,a garde, il aurail ,u ,,, <lér-oul<'rla 1ie politique sans y pren!.lre part. 1)11re,t,•, s'il a,ail ,·1111!11 sorlir t!P se, fonclion,, sïl avail recherché la popul;1rilè el qu ·on pùl crnin,lre de ,a parl trop d'amhilion. nn mécanisme i111:énieu, permellait de li• raire disparailre: le Sénal {absorbait, c·e,l•à-dire te rarpelail, te rt•voquait. Telle élail, dans ses grande, ligne;;, le plan de ::Heyè:1el quelque, mols
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==