IIISTOlllE SOCI.\LIS'rl<: moins de iOlk~> morls. Il fallut renoncer au projet d"une descente vers le sud dont Koutousof interdisait l'entrée, avec une impétuosité dont on ,enait d"c,suyer les elîels rue urlrict ,;. La Grand~ .\rmée, que les dernier, combat~ venaient d'éprou,er (, nouveau, reprit sa marche vers Smolen,k que tout le monde se plaisait encore à considérer comme une ville abondamment ra\"ilaillé•' et munie de toutes le, denrées nécessaires au, lroupes. Dans ce cruel cl ,anglant e,ode, le corn• manù,.ment porilleu, de !"arrière-garde incomba à na, oust, qui ml s'acquitter de ces lour,lcs fonctions a1ec une habiletô que ;:,;apoléon, dan,; l'injuste em1 orlemenl d'une colère qui ne de, ait avoir pour foudement que ses propres faut ..,, n'hésita pas i, condamner. Les lroL•pe, traversèrent, à nouveau, l'elîroyable charnier de Dorodi110. (:et afTn•ux spectacle, au lendemain de luttes meurtrière,, inju:;lrs el iuulilc,, ne contribua pas peu à alîeclPr le mor.,l ùe !"armée que h•s ,011frranccs eau- " e:; par Je, rigueurs èe la sai>011commençaient à alleindr, 1 . L'ennemi, ù"anlre part, harcelait no, fl.rncs; à tout itblanl, des nuéo, de Cornques ,'aliillai<-nt et jolaient le désarroi sur ua point, pom disparallre dans le moment où les soldais, s'étant re,;saisi;;, s·apprOlaient à les npou,.er. Le ;; 110wmùre, t1ne rencontre eul lieu 1, Vi,IZlna, (JUÎ fil e,suyer à nos troupes de 11ou1ellc; perte,. Gn'lce aux pro,ligc, de ,aleur et à la tacliqw' habile et rapide de :-iey et dt• Davonst, la roule coupée par les llus,es put Nr,• rouY'rle ; mais t•'ll~ méJiocre , ictoire n'6lait remporke qu"au pri\ de douleurPu\ ,acrillces. Lïrril.ilion de l'empereur contre 1),noust n"avait fail que s·accrollre; elle n1uli1a son r,•mplacem~nt au comma11ù,·111e11dte l'arrière-garde p«r C'iey. La Grande Armée atteignit, quelques jours après, Doru~o!Jouge,où les inlemporic, de ratmo,phi,ro se firent cruellement :,l'nlir. La neige lomha, coun it les ruutes, agf',ravanl ainsi les dilflcult,•s , cléja i11lol,·rable-, de cc lamcnlaulc tclour. Quarante mille hommes mal ,~tus, mal nourri,, haras,és, dômorali-é, el ayant perdu pour la plupart celle belle vaillance qui leur avt.il jadis t. Vo1ci1 à ce r,ropos,corument le sergent Bo~rgogne relate,da.o• se1 mémoires,le soo•eoirde c•u• inoubliable et dramaJ.iq1.o1dey~ d'un JOur : • Le ~. nou, parUme• de grand matin et, dans la. journée, après aToir traversé uM petite rivi re, nous noua troud.mes 1ur l'emplacement du fameux cbam1> do bata.illo encore tout counrt de morLI et. de debris '!le toute e1pice. On •oyait. sortir de terre det1 jaqiheF, de,_ bru et des &Ate.1; pNaque \Ou.t ce, cW,re, t~ent des Ru,~e,, car les nôlr.i:s, autant que pos,itile, nou• leur uioo.1 donn6 la 16p•Jiture. Mais comme tout cela avait été fl.it à la hàte, les pluies qui el.aleDtMlPMIMM:t- depuis en anient mis une pertie à decou•ert. Bien dr plus triste à ,·oir que tQus ces m.o.rLI qpi à peino CQnterY&iea.cu. ne forme humain& i tJ y ~nit cUlqu,.nt.e-deux jour~ que la bataille uait eu lieu ... c ••• !fou ftœe1 da feu a..c 1.. dAris d'arraos, de oaiMOn~ d111T~tut- d&-c•Doo.; mai1 pourl'eaa. nou (~WA• 6GlbU'Nlill-. car la p6\ile rhière qlli. eouJaiL prb de na.ire c1.rno e, où. il se boun.it peu. d'eau, êt.ait remplie de caduru en pu.tréfact.ion.. . • ••. l:.e m6me jour, le brllil coul'llt •■'110 grenadier fraaç,o.is aRi&--éW- trou.Té, sur lb ~ dit~ Ti,aat. tacon ; il Mail' l• lllu jambes coupGet et pour abri la carc:nto tl'aa clN,al dODJ. il 1'6L&it nollffl de la c.hair, ot., pour boiuon, l'eau d·un ruisseau rempli do ild&ne1 ..• •
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