Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

• HISTOIRE SOCIALISTE P 111lanl ciuq jours, l'empereur es,aya dP Lous les moyens, supplicalions, p.rièrea, menacr-. promes:;es, pour fléchir la rési~lance du pape el olllenir de lui la renoncialio11 au pouYoir trmporel. E11fin, le~ ja111ier 1813, Pie Yll, en présence r!P, cardinau\ el év,·ques réunis à Fontainebleau, signa un nouveau concordat oü il étaiL stipulé qur ~i l'institution canonique n'elaiL point do1rnée par le pape aux arcli,•vèques el é1èques nommés par l'empereur en France et en Italie dans les ,i\ mois de leur norniuation, il serail procédé à ente institution par l"él'êque ou l'arche1èque u,étropolitain. En compensation ùu pou voit· temporel abandonné, l'ie Vll rece,ail l'ancienne résidence papale d'Avignon el une dotation considerable. Satisfait de cc, coc.cessions, ;'iapoléon rendil la liberté au, rardinau, noirs dont nous a,ons parlé plus haut, el l'on put croire la paix faite sur ce~ ba~es. ~lais, quelques :;emaines après, Pie Yll r,·digea une lettre ùe rétracta,- tion par laquelle il désa,ouail h•:; articles du récent concordat. Cela n'empêcha I as l'empereur de le promulguer cl de Ir déclarer obligatoire. Yoilà de noul'eaux conflits en per>peclive. ~lais les événements ont urnrché : ;-iapoléon avait à lutter en 1811 contre l'Europe coalisée : il jugea le moment inop11orlun de reprendre par surcroit les hostilités coutre le Saint-:,;iè0e el permit au pape de retourner à Rome. Piè Yll partit aus5itot el entra à Dologne le jour mème où le, alliés pénétraient dans Paris (;Ji mars 1811). 'ft-llcs lurent, brièvement rèsum,·es, les relations de ;'iapoléon avec l'Églbe, la p~paulé et les congrégations. Que sont, à côté d~s brutalités impériales, les limicles efforts rie la Hé publique pour mellre en échec la redoutable puis,ance ecclésiastique? Fi., DB LA. CillPAG:tE »•AOTRICUE. - LE THAITf: DE VIEX:XE. Après cette longue mais indispensable parenthèse, il nous faut revenir à Schœnbrunn, où nous avons laissé :<lapolèon en train de préparer un nouveau passage du Danube. Duns les premiers Jours de juillet. 1800, les préparatifs Sllll terminés : les 180 000 hommes de- la grande armée vont pouvoir s'ébranler. L1 nuit du 4 aa à juillet, les troupes françaises, ll"ompant les Autrichiens par un simulaenr dit pessege à Aspem, ,:ébouchent de 111e Lobau sur la rive nord et s'y élabfüsent fortement. Toutefois une première atta~ue, dirigée par Masséna, --• --,C-t .. RGUIJ IOIIIIDeS l'el"'U119é9,

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