IllSTOIRE SQCL\LIS'l'E 1<-rncr:tdes soconds 8e rendirrnt à l'appel irnp6riul et, dès les premières si•ances, il ~P manifesta dans l,•, rangs épiscopaux la volont6 très ferme ùc r,•si,ter am. eügenees impériales. Les membres du Concile, malgré l'insislancc de :'.\apoléon, déclarèrent notamment que. pour l'institution des évêque,, on ne saurait se pa~,er des bu.lies por,tifieales. C'était un coup direct à la politique de Napoléon qui entendait échapper cléflnilivement à toute immhtion de l'autorité papale dan, les a!Taire, ecclétiiastiques de l'Empire. 1!ai,; cc que l'iapohion ne pOU\ait obtenir de, évè[J'ue,; réunis en concile, il Je leur fit accepter, it force de promesses ou de menaces, dans des aurliences J,rivét>~où les prélats furent conYiés. Là, l'empereur ohtinl quatre-vio!,"l-huit signatures approbaLiYes de ses projets, et il i,arul avoir dèfinithement gain ùe caus<;; mai,; de nouvelles ditli :ull,1 , surgirent, la question demeura en su,pens et lé Co,.cile de Pari,; se ,éptra ~ans ravoir réglée. Dè, lors, il'apolûou prit üs-iHb clu c:cr~é une altilude de plu, eu plus séYère: • li n'admet point, dit Dehillo11r, que lu moindre fa1eur soit accordée aux séminaires des dioci•se, (loul les c1è11ues ne se sont pns fait remaTquer au Concile par leur docililé. Les élè1·es de ces établie5ements 1te devront obtenir ni bourses, ni e1em1,tions du senice militaire. Les sulpiciens ne devrout plus enseigue1· dans aucun séminaire. L'important décret du lJ novembre 1811, rcliltif au 1·égime de rt.:niverbité, ne se home pas à interdire le plein e>.ercicc 11uxin:;lituli011s libres et à c,iger que leur, tilhes suivent les elusses des lycées ou des collèges f)artout où e~iste un de ces ét.iblis,eme11t,. 11 prescrit au,,;i que toutes les écoles secondaires consacrée,; à lïnstruclion des élhcs se dest:inant à l'él:tl ecclésiastique sero,1t soumi,es entièremeBt à rt.:,ù,·ersité; qu'il n'en ~era conservé qu'une seule par déparlemenl, que les autres seront fermées et que les élèves des écoles mai11tenucs ,erout. eux aussi, conduits au lycée on au collège pour y suivre leur, classes. :'.\ombre de vrêlres, de1cn11,; suspects, sonl, à parLir ùe celle époque, arrêtés, enfermés à Fencstrelleë ou dans d'autres prisons d'Etat, , tns lu moin1lre forme de procès. Dans les diocèses vacants, les chapitres soul plus que jamais sommés cle recourrallre, comme administrateurs provisoire,, les évêqu~s désignés par l'empereur. Nous arrivons ainsi au '27 mai '1812, où '.l(apoléon donne l'ordre cl'un nouveau coup de main contre la 1•apauté : Pie VII est enlevé de Sil1Voneet conduit à Fontainebleau où il sera plus facile, pense-t-il, ù'intinridtt Je vieillard. Pie Yl1 arrirn fort malade à Fontainebleiro, où li dol garder le 1il pendant plusieurs mois, en proie aux ob5essians des cardinaux dévoués à l'emperenr, qui J ui montraient la née ssité d'UDe réconeiliation. Tous les efforts des oNlcieu, élanl restés vains, Napoléon, à son reteur Ge RU98ie, risolut une soprème domarc'he.
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