ll!STOIRE SOCIALISTE laient l'Empire s'elfondrer sous le poids de ses victoires. Les choses trainèrent jusqu'en t814. « Après le retour de me d'Elbe, Napoléon reprend la lutte et envoie aux préfets une circulaire demandant une enquête sur les Pères de h Foi el leurs aii;i$Sements. Les préfets ne répondent même pas : ils se réservent pour l'avenir. • Le résultat de tant d'efforts? « Si l'on consulte les statistiques des congrégations religieuses relevées à diverses époques de l'administration des cultes, on constate que, pend~nt la pcriode de quinze ans écoulée de 1800 à 181:i, la congrégation des Pères de la Foi a eu butant de maisons conventuelles et dirigé autant d'établissements que pendant la période correspondante de la Restauration, de 1815 à 18:;(), en ont eu les Pères jésuites. • Celle citation, qui caractérise ,i clairement l'attitude de Napoléon à l'égard des congrégations, était intéressante à rrcueillir au moment où, parmi ceux qui lancent l'anathème à la République à propos de la loi sur les Associalions, les bonapartistes les plus qualifiés se font remarquer par la virulence de leurs apostrophes. Napoléon, au lendemain de l'enlèvement du pape, n·était encore qu'au début de sa lutte contre l'Egli,e. Le connit allait encore s'exaspérer à propos de l'allaire du divorce quïl nous faut efOeurer dès maintenant. Décidé à répudier Josephine pour s'allier à la monarchie autrichienne par un mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise, Napoléon viola, sans difficulté, les dispositions du Code civil et les articles du Statut sur l'état civil de la famillo imperiale. Il était moins aisé d'obtenir de l'Eglise l'annulalion du mariage religieu,, et les démêlés si récents avec Pie VII ne permellaient pas d'espérer de lui une réponse favorable. On résolut donc de se passer de la décision papale et il se trouva un comité ecclésiastique, présidé par le cardinal Fesch, pour déclarer que l'ofOcialité de Paris était compétente et pouvait retenir l'affaire. L'officialité se montra complaisante et prononça sans hésitation l'annulation sollicitée. Mais lrPize cardinâux refusèrent, comme protestation, d'assister plus tard au mariage relig!eu, de l'empereur et de llarie-Louise : les protestataire,, prhés de la robe rouge, condamnés au port de la simple robe noire, furent placés sous la surveillance de la gendarmerie, internés deux par deux dans di verses villes de l'Est. On pense si de pareilles mesures étaient raites pour pacifier les esprits et ramener l'adhésion des catholiques exaspérés par de telles violences. Napoléon en revint, pour essayer de solutionner le conflit, à son rêve de constitution d'une Église gallicane el le Concile de Paris fut réuni le i7 mars i8U, sous la présidence du cardinal Fesch. Tous les évêques franp.l1 el Italiens avaient été convoqués : la moilié des premiers, le tiers seu-
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