IIISTOlfiE SOCIALl$TF. 36t CHA P!Tnl~ III Cinquit,ne coalition. LA CAMPAGNE D0AUTI\ICIIB Depuis lapai, de Presbourg (180:i), qui lui arail inOil\'• 1 une mutilation el une cruelle humiliation, l'Autriche u·avnil cessé d'OLre le œntn~ de l'agitation anlinai oléonienne, et la cour de François Il était tout Pnlière acqui,-r au parti ile la guerre. On n'allendail qu'une occasion de prendre une revanl'he impnlirmment désirée, el la malheureuse aventure d'Espagne apparut à tvus ruarqurr l'heure décisive des prochaines ho;Lilités. En mars l800, les armements furent poussés a,e~ une prodigieuse acli- ,·i tt\ el, dès celle époque, cent vingt mille comballanl$, au moins, étaient pr,'Js à entrer en campagne, sou:; les ordres de l'archiduc Charles, de l'archiduc Jean, de l'archiduc Ferdinand, des gènérau, Jellachich et Stoichewilz. l'r,t• rnilice lerriloriale, la land\\ehr, fut créée par surcroit, et l'impéralricr., aid,•f' par les dames de la haute arbtocralic, brodait de se:; propres m 1ins les drapeau, des régiments. Le, elTorts diplomatiques secon<lai,•nt, ,ans répit, les préparatifs militair,•,, et François, en personne, mulli('liail les nt'gociations pour e,sayer de dd~rlwr de notre alliance le czar Ale:1sandre, singulièrement hésitant eutre ~•·s cn'(a.:cme'nts si récents d'Erfurt et son désir de se débarrasser d'uu allié lroJ>eucumbranl. Napoléon n'ignorait rien, comme on pense, ni ùe ces préparatib, ni de ces intrigues, et lui au,si, re,enu précipitamment d'Espagne, eu 1809, travaillait hâtivement à la constitution d'une formidable armée. Jamais, peut-être, la tyrannie impér.ale n'atteignit un lei degré d'arbitraire; jamais la con~cripliun ne causa de plu, terribles saignées dans la nation, jamais en tous cas, elle ne se lit avec plu:; de brutalité et de cynisme. Napoléon appelle non seulement le contingent de 18(Y.), mais encore il enrôle deu, clas•es à l'avance et rappelle trois classes libérées. A ('e, troupe,, a ces recrues soudainement réunies, il fallait des officiers et ,le, ,.,u,-olflc:crs; mais Napoléon n'étail poinl embarrassé de trouver de 1:ouveall\ cadres, tant son imagination était féconde en monstreuses inven1i,,1is. En E,pagne, déjà, il avait eu l'idée d'arracher à leurs études, dans Lou, les lycées de t'rance, les adolescents lo.s plus robustes pour les envoyer à la guerre : il !allait de la chair fraiche pour les canons insatiables t Au mois de décembre 1808, il donne l'ordre à Fouché de dresser une li,te de dix ramilles par département el de cinquante pour Paris, dé,ignées parmi
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