Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

lllSTOIRE SOCI.\LIS1'E elle-rrn'mr le lilrP de 1laje,le el ch•cernanl à s<11p1ri•,idcnl, celui <l'aile-se . .\.u dél.tnl .laillrur,, celle junle semblait animée d'un ,iolenl e,pril <ler(•arlion : elle H'lahlil l'iruiui>ilion supprimée, op se le rappelle. par Go,loi el inlerdil la cirl'ulalion de, imprimés : mais I ienlôl, pour s'allachrr le, 'l rnpathir·s d, ~ ma,•r, populaire,, elle comprit la nécessilé de faire quelque, rcfornws el ,;ous la pression de l'opinion pul.tlique se résigna à convoquer Je, Corl•-., générales pour l'année suivante. Mal!;::r(·cela, 1opinion reslail défiante et la junte déchirie par ùes discus,io11, i11lestines, se déciùa le 28 janvier 1810 à rrnwltre 1~ pouroir entre le, mains d'un Conseil suprême de régence composé de cinq personnes. Cc Conseil, iml.tu de Lous les préjugés <le lanl'ien régime -e mi~ aus,itôl à persi·culer le, anciens membres de la junle favorables aux rérornw,, banni»a11l les uns, emprisonnant les autre,, cl résolul d'ajr,urner rou1erturn des Curlé,. Mais ces me,ures rélrogra1cs e,a,pérèrenl le, juntes provinciales <Jui im,islèrent pour ln réunion d,•:;a-si,.,, nationales. L'agitation ful lelle que le Conseil de Rcgencc ne pul résbler ùa,antae:e el qu'il rendil un ùecret onlonu.111ll'élecliun des députés el la réunion des Cortè; pour le mur, d'aoûl ;nilaul dans 111eùe Léon. La l.ta,e ùe l'élection t':lail une -orle ùc suffrage univer,el il lroi, d,•gn's: tout électeur concourait il élire LI junte de la paroisse qui el1P-n11'm•'choi- ,;i,,ail les junte, de dislricl. : celles-ci nommaienl les juntes provinciales d'oil ,orlaienl enfin les députés d~flnilivemenl élus. Les Cortès s'ouuirenl à Cadix le 2i septembre el tout de suite les cléricau, réacteurs profitèrent du trouble el de l'hésitalion de la première séance 1,0111· imposer au~ nOU\eaux élus le sermenl de fld 'lité à la r~Jigion CJlholi,1ue cl à la monarchie. liai, bientôl l'assemblée se repril el Torrero, dépulé d'E,lramadure, proi)-Osa un projet de loi visiblement inspiré par le sourfle rtholulionnaire qui, qne1<1ue, années auparavant, a.vail enflammé le, âmes de l'autre coté de~ Pyrénée-. D'après ce projet, connu sous le nom de décrel du :!l septembre, les Corlès ,~ Mclaraienldéposilaires de la sonverainelé nationale, affirmaient qua les trob 1,1011voirslégislali(, exécutif et judiciaire ne pou,aitmt reslel' dans les mt'•mes mains, proclamant enfin la responsabilité de Loule personne exerçanl le JOU.voir exécuW. 1: oe leIle alli: Utle, netlemenl conforme aux traditions- de la grande Ré- ~lulion, ne pouvait manquer de soulever des colères el le conllil éclata pres4'IMI aw&i.lôl enlre le& Cœlè.s at. le Conseil de N!gence qui donna sa démission la 27 oatobre et fuLremplaa\ par trois nou.vea11.~régents. Di!:!lof!!, l'etrorl se poursuivil vers la réalisalion MIi réformes : l~s questions le~ plus pllllsionoanles furent soulevées el la liberté trouva d'éloquents défenseurs, donl le plua ardent fut Arguelles.

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