HISTOIRE SOCIALISTE 337 comme un objet de première nécessité pour le peuple ne pouvait pas èlro fondée sur les mêmes prétextes; l'extension des spéculations aux grains de légumes secs pouvait avoir d'ailleur;; des résultats fâcheux. • Cependant, convaincu· que des mesures d'autorité el publiques seraient encore pires que lemal,j'ai répondu au-c autorités locales qu'elles devaient s'en abstenir et se borner ù surveiller les auteurs des spéculations, à les mander, à les menacer et à me dénoncer, pour èlre punis par mesure de haute police, ceux d'entre eux qui seraient coupables de manœuvres capables de compromettre la tranquillité publique. • L'emploi de ces mesures a déjà produit un bon e!fet sur le prix du riz, il est tombé de 38 francs le quintal à23 francs. • Je continuerai à vous informer de l'état cle la place 11 cet égard. La situation sous le rapport des subsistances est cl"ailleurs rassurante. • Si Yotre Excellence avait des instructions particulières à me transmettre, je la prie de me les faire connaitre, afin que je puisse m"y conformer, dans le cas oil les abus que je viens de lui signaler se reproduiraient. • • Le Conseiller d'Etat, Préfet des Douelles-du-Rhône, Signé: TUIBAUDEAU. p.» Dans un rapport du ministre de l'Intérieur daté du Z"/ décembre it!08, nous li•ons les lignes sui vantes: • Certaines villes manufacturière;; se h·ouvenl dans une situation pénible à celle heure, par suite de la rareté des cotons: Troyes, Rouen, \mien, sollicitent des travaux de terrassement pour occuper une portion de la population oisive et indigente. • Une autre note de l'Intérieur du 17 janvier 1811 contient ce passage: « Les spéculations en clenr6cs coloniales sonl la cause principale cks faillites multiple;; qui ont eu lieu depuis plusieurs mois el dont les causes ~onl les suirnntes: hausse des matières premi~rcs, diminution de la consommation, manque de crédit. • Cne troisième note es l ainsi coneue: • ù·, denrées coloniales éprouvent un surenchérissement si rapide que !"on ne pourrait plus s'expliquer comment il se trouve de, acheteurs de coton de Fernambouc de 11 à 12 francs la livre, de sucre de ;, à 6 francs, et de caft\ à 8 francs, si l'on ne remarquait lrès bien que le bénéfice énorme fait sur des denrées esl devenu l'objet d'un agiotage dan, lequel on voit mêlés des gens de toutes les classes, oe qui ne ressemble pa, mal au commerce bizarre qui se faiBail du temps des assignats. Sans doute ces denrées sont rares, mais les prix ne sont pas en rapport avec la di-elle qu'on en éprouve.
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