Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

HISTOJRI:. !-,QCI.\LISTE • Cl'lle manie 1rachelt'r de, demèco par spéculation pourra parcourir erworc IJ<'auroupde degrés, mais on 11esaurait y remédier. • En mettant ces consid~ralions sous Je, yeux de Sa :Uajesti•, le ministre se pcr111rtde lui raire remarquer que s'il était possible de frapper de qm·lque 1 crair,tc le- homme. cupide, qui ,e lineut ,-aus frein, non au commerce, mais au monopole des 1lenr(•1•,colo:iiale~, on leur iuspirerail quelque prudence, rt c1uep<'ul-~tre se hasarderaient-ils u.oins, d'abord à garder en ma- ~asin, rt rn;uite à j'ayer trois ou quatre capitau1 pour un. liais, en in li11uanl ce r•·mMe, l<• mini-tre comirnt qu'il ne sait ce quïl f.w>lrait faire on ,·e quil 'audrnil dire. li sail pardessus Lout que Yolre Majesté srule pourr.tit lrounr <•trtali-i•r de ,emi)lahles re,-ources. Jusque-là, il faut se résigner ü voir le dè,ordre ,uhsisler et J roùabl~ment s'accroitre •· Et la mi>~re ,,llail grandi-,ant 1•11corede jour en jour pour aboulir à la Lerrihh• cri,e de 1811, où la c\.,sse otnrière connut ses pires soulfrance,, Cl l'incln,lric nationale ,es plu, redoutables t'preu\'e,. Les maio~u, le. plu, ,,1lides en apparence ne 1i1ai,•11t11uedt>t:1t•1lilsllclif,, <'l le, débouchés élaient toujours insul'Osanls pour les produits fabriqués qui encombrai<'fll le m,1rch,·; à Pari,, à Lion, a llar-rille, ,1 Ro11L·n,Lille, .\mien,, )lulhau,e et SainllJuenlin les faillile, ,ucccdait•nl au, fa'llit,•,, el les hanqueroulcs jelall'nl h panique sur toutes les places; le, 1ir,'ls consentis en grand nombre par le ;:ouvt•rriemenl a," in<lu,lri,•b prt't, il somhr•'r, demeuraient inefllcac,•s, au,,i ui~n que 1,•, comm· nût•s de ,oif•ric, adre•s •t>• en toute h:ile par ordre <le !'Empereur. Le dr,a,tn· fut immen-e, el, sauf pour quelque, •péeulalcurs ,·honlé,, qni (·diflJienl des fortunes sur la misèn• publique, lt>,yslèm,• du hlocu, fut. ü celle époque, pour renscrnble ùe la naLion, un e,!'nable flé,1u; il apportait en ruèmc temps dïnlerminaules guerres à l'~tléri•ur, la ruine el le d<:-e-pnir à lïnlérieur; cr furent les premiers uienfails de la pohlique rapilalblr qui venait d'èlre inaugurée. Le, <'lîeL,de cc régime prohibilionni~le furent-ils au,,i dé,a,treux pour I'AnglclPrrc? Cela ne parall pas douteux, el la meilleure ré1,ouse à la que-- lion se trouve dans une belle page, qne nous détachons pour le IPclcur, d'une rcmarquahle élude écrite par M. s.,jous dans l'llistuire 9é11él'afo de lBt. La- , bsc el l\ambaud. • Pendant les premières années de cet étrange rcg1me, diL l'historien, le commncehlita11nique en a1ail autant pr ...Jllé que l!OUITerl. La contrebande des soi-disant neutres ou des •mo!l;lers anglais pénétrait quelquefoii sur les côtes ùc Fra11ce largemcnl el puissamment sur les c1)lesde la Hollande, de la Ru»ie el de l"Allemag11edu :Sord. La l(uerre d'E•pague el la complète possession de J'f ictan ou>raieut aux manufactures anglai1e1 l'immenae débouché des colonies espagnoles. Ausssl la production Industrielle loia de •

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