Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

IJIS'l'OIR8 SOCIALISTE ,,Y.iit N,• cnten,lu <111·011 forcerait le Danemark à adhérer au blocus conlinen1:tl. :11:d•, 'fUClques jour.; après, une puissante escadre, commani~e par l"amiral (;amiJier el transporlanl les troupes britanniques suus les ord\.es du général Cathcard, franchit le délroil du Sund el vint jeter l'ancre dans la baie d"Elscnem. Sans la moindre déclaration préalable ct·hostililé, le prince régent, alors en résidence à Kiel, ful somm·é de livrer sa flolle el la forteres,r rle KronenlJourg, Le prince régenl ne pulque protester contre une telle ,iolalion du droit des gens et refuser d'entrer en pourparlers : aussitôt l'arml•r an~lai,r débarque, enveloppe Copenhague par le nord el par le sud el dresse se~ Jntteries. Le 1" septembre, le bombardement commença et rtura sinq jours. Plus de 2 000 habitants périrent, plusieurs rues furent entièrement brûlées et la ville, à moitié détruite, capitula le 7 septembre. Les Anglais y pénétrèrent aussitôt, 8C linant à un scandaleux pill ge, enlevant de J'ar 0 enal tout ce qui était lransporiablc, saccageant Je rc8te, pui~ 8e retirèrent assez .bru,quemen t, emmenant avec eux la flotte danoise compo,ée de 16 vaisseaux dr guerre et d"un grand nombre de petits Mtiments. En pré8ence a·un 8i monstrueux acte de piraterie, le prince régent n'héiila pas à se faire l'allié de Napoléon el à collaborer activement au blocus continental : ce fut d'ailleurs la ruine commerciale du petit royaume, entrainant bienlôl la ruine financière de !"Blat et la haoqucroule. Au coup de main sur le Danemark, Napoléon arnit d'ailleurs riposté dè, les premières semaines par une vigoureuse action conue la Suède. Le roi ~·enfuit honteusement au premier mouvement de nos troupes et abandonna Strassu11d, à la merci du maréchal Brune qui y entra le 20 aoO.t 1807; queltJues jours après, le 3 septembre, notre armée s·e-mpara de l'ile de Rugen où le roi s'était réfugié. Là ne s'arrêtaient pas les e!!ets immédiats du blocus continental. En It.:lie, Napoléon s'empresse de le faire prévaloir contre tontes les mauvabcs rnfonlés et deux États récalcilraols ne tardent pas à. subir le poids de sa colère : la 'l'oscane et les Etals pontificaux. A Livourne, en 'l'oscane, les Anglais avaient installé un entrepôt de marchandises : le général ~liollis reçut l'ordre d'inve,tir la ville sans plus la ruer. Rome était 11our les Anglais le centre de leur diplomalie européenne : Je pape fut mis en demeure d'adhérer au blocns coulineulal, d'admettre vingt-quatre cardinaux français au sacré collège el de fermer ses ports et, comme Pie Vll proclamait sa volonté de rester neutre, Je général Lemarrois. le 28 août 1807, prit, au nom de l'empereur, possession des provinces d'An cône, de Maccrata, de ~'ermo et d'Urbin s le général Miollis, quelques· mois lprès, entrait à Rome (février1808.) Si Rome était le centce de la diplomalie anglaÎl!e, Lisbollne étail un de!' plus importants entrepôts du commerce britannique; il rall~.!I doiro frapper

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