Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

::fll; IIIS'l'OIRE SOCIALIS'\'E trait<'•q111•lronq11e,d'avance proclamé ruineux. En 17!13,la Convrnlion nalion,,lt• n·1·0111menrela guerre dr lnrif, el un décret va jn-qu'à mrnacN de 1in~l an- 11,,f,•r 1,,, imporlalems1le proll11ilsman11raclurés en Angleterre, rn Ecosse, 1·11lrl11111l1•LP Dirt't'loire re~I~ fidèle à celle pc,lilique, el une loi du :li ortnhr,• 1;rn; rPprodnll à peu Jll'1', les mêmes dispositions, sauf en r1•qui ron1·1•rnrla l'•'nalilf, q11,•le dé1·rel de la Co1n•,•nlion. El celle loi r•l pré,cnlt'•«• conrnw 11110panaci'•r souveraine, capahh• dt• rem(•dier à tons le, mau,. !•:roulez pluttil repassage !Ir l'exposé des motifs : • Youl,·z-,011, ranimer votre rommerce, relner ,o, ma1111facl11res,rétahlir vo.s ateliers'? \'uulrz-vous pri,er no, ennemis dl' leur plus gran<lc res- ~ourcr pour nous faire la guPrrr? Yot:lrz.rnus forcer le gouvernement hritanniqm' ü traiter sitH't'rrmenl <lt1la piii"<) • c·<'~l au traite cl',\miens qu'aboulis,rnl rr, appels gra111liloq11r11ts: on •ail re qnïl dura. :0,apol.-.on ne 1111donc p,1s l'inno,alt•ur de l'ellr politique douanière, à laqurlle loult'fois il drrnit donner une ,inf(uli!'re ampleur, essayant de réali,,•r. "" ,,,manl la l••rirur par Loule l'Europe. Ir plan limidenwnl conru pa1· dr- JH•·•·urseur- moin, o,,.,. Suu prl'mi«•r souci fut de ,·011\'aincr,• Je l,ar AIP,andre de la nécessité d'une alliance contre L\ngll'lerre; et il parvint à per~nader au souverain ru~sr que l'opinil\.lrPté des An~lais à maint,•nir leur prèpond<irance maritime t-tail la cau-e dt• tou, les mau, du monde ri\'ilbé; que la Franc«•. ayant pt•rdu ses colo11ie,. ,a na,igalio11 el la plus grande partie «le ~on commrrce, avait Ni• pon~st'e malgr(• l'lle à d1•, agrandis~ements; 1p1'il fallait con,p1érir la lib,•rl~ dr, mer, sur l'.\nf(lelnre en e,cluanl séYèren1enl se, Yai-seau, Pt ,e, marchaudi,e, dr, ports d,• ITurope; qu'alors cr qu'il pomait l a,·oir tl'onéreux dans le système conli11;•ntal cessprail de soi-même, Pl que toutes les occ11palio1is i11du,lrielles Jll'Cn1lraienl un nouvel e,,ur, tandis que la pai~ généralf• serait i:;irantie par l'union d1•s deu, pub,a11ces prépondt'rantr,. El c'1,sl ainsi <Ju'itTil-ill !Ut arrt'lé,• la ligne de c1,nlluile des deu~ !'lllJH'· reur:,. N.ipoléon 11'.nait lolllrl'ob pa, allrn,lu !'Cl accord pour prendre Jrs prernil'res me,ures, et c·e,t à Berliu, le Ill no\'embrt• J8()(J, qu'il rrndil Ir famnl\ décret organisau l h• blocus. l\apJ)(')on~ les dispositions priucipales de ce d<'crel. L'pxposé en t•sl vlolenl l'l dénonce l'Angleterre comme n'ob~ervanl 1111~ le llroit cl••si::ens sui\'I u11h·ers,•llrmenl par les peuplr, polie(•,, el ayant une conduit,• digne rn tous poin:s de; premiers l\.ge, de la barbarie. L~ voici : ";'\011~. Pmprrenr ôPs l'rançai,, roi ù'llalie, etc., consid ra111, • i' (lue l'Anglelnre 1,'admet poinl le droit de11gens auivl univ-irs,11e111entpar Lous les peuples civilisé~;

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