Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

L'EMPIRE DE 11807 A 181."5 Cll.\PITI\E PHE~!Œlt J.F. RT.OCl'S Cn'iTl'iE~T;\I. Napoléon n'ayant pu atteindre dirrclemrnl la puissance flr l',\nglrli•rrr, ,a chrrchrr àla frapper par une formidable gm•rre éronomiqne. A n'en point clo11ler, les con,équenres politiques et foonomiqucs du hlocus pesèrent lourdement sur les clcslinées cle l'épopée napoléonienne, et on ,,.. saurait s'aventurer dans le [dédale cles négocialions diplomatiques el des expédilions militaires, encore moins essayer de péné trrr la vie industrielle el commerciale de notre pais pe11dant la période de 180i à 1814, sans ,e livrer tout d'abora à une élude un peu sérieuse de celte question douaaière. Depub longtemps déjà, une iulle sans merci était engagée entre Napo1.-.0net I Angleterre, el une haine, aveugle comme loules les haines, grandis- ,ail et s'exaspérait sans cesse entre ces deu, formidales puissances qui, pourlaol, faillirent un jour se compléter l'une par l'aulrc. Car - c'e,t Lli\ détail curieux i, noter en passant - un caprice du sorl aurait pu mellre au service de la nation anglaise le génie redoutable qui devait plus lard lui 'porter el en recevoir de si rude; coups : il semble en elTet incontestable qu'à une certaine époque de sa jeunesse, Bonaparte fit des démarches pour entrer dans la marine britannique, el un historien anglais, ~I. Goshen, a récemment découvert dans le, archives de !'Amirauté la lettre originale, la requNe adressée à cet elTel par le rutur e,npereur des Français, alors étudiant à Brienne. On 11e lui fit pas de réponse, et la dédaif{neuse inattention d'un scribe obscur, chargé de la correspondanee, eut ce jour-là sur l'é\Olulion des choses humaines et sur les destinées du monde une bien curieuse et décisi\·e inllueuce. Ce serait ,;ans rloute grossir démesurément ce dôlail historique que cte voir en une blessure d'amour-propre la cause pr_emière de celle haine qui

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