IIIS'J'OlllE SOCIALISTE [<J la paix, et plus d'une fois le commi~sairc, inlrrrompu par les a~plaudi,,ements el les cris ,le: \ïve la fü•pul>lique! a élé obligé de répéter celte disposilion bienfaisante. » C'est donc Jâ paix qni est la plus désirée, el ce que l'on applaurlil Ir plus dans le gouvernement nouveau, ce sont les promessrs de paix. c·est intéressant à noter pour nous. Il semble que la famille ,les Bonaparte ail toujours vn sa fortune fnil<•par le dt·sir de pai:--de la nation et l'ail compromise ensuite p;ir l'abus qn't'lie a l';1il de la guerre. Cc qui est étrange, c·esl que le pays se soit ainsi donné à de~ homm,·s qui promettaient la paix alors que, par vocation o~ pa,· tradition, ils n·al'aienl, pour a,seoil· ·1eur gouvernement, que la seule gloire militaire en vue. La présence àu général Bonaparte à la tête clu gouvcrnrment n'empècha pas qu'on crùl à la paix, qu'on ne J'rspérâl - pas plus que pour un autre Bonaparte on ne se soulern devant la fameuse cl mon,Lrneuse formule : 4 L'Empire c'est la paix! » Du côté républicain, le calme le plus complet ne cessa de régner. li n'r a\'ail plus à Paris de centre où les Jacobins pus5enl se concerter rn nie d'une opposition sérieuse. Les clubs jacobins étaient fe1·més, le peuple des fauùourgs n·avail plus, depuis prairial, la force nécessail'e pou,· s'armer. Du reste, on savait que Dunaparle avait parlé de faire fu,iller Santerre ,il tentait une insurrection. Les royalistes, les réacteur, purent il l'aise crier: «.\bas les Jacobins! "• ceux-ci ne pouvaient plus répondre. El c'est alors, clans celle sécurité, que les partisans de l'ancien régime se redressèrent soudain. Au théàlrn et à la rue, dans des pièce,, par des caricatures et par des chansons, toute la Hél'Olulion est attaquée par eux, Ltt ,JJniw,n de Saint-Cloud, ridiculise les « autorités ltigislati ves », et le H,,présentant postiche montre un pantin grotesque qui personnifie le Représentant du peuple; le, Deux 18, les .faf'obins à .lfunillzarlre, les .llariniers de Saint-Clo11cl, /,a Journi',• de Saint-Cloud 011 li·, Projets û vatt l'eau ... sont autant de pièces où éclate le contenternc11t des royalistes. EL, comme il ne pounil en être autrement, dès le ~ü, " le ciloy~n Royer, cher du calte catholique dans la ci-devant église ;s .-D. », prononce un l'iolenl discours contre les instilutio11s républicaines. Celle e,plosion de tous les sentiments réactionnaires dul vile se calmer, du reste, car l.lonaparle pas plus que Sieyès ne voulait répondre aux vœtn des royalistes, et la police eut bientôt rordrr de s'employer à réprimer leurs manifestations. Le gouvernP.menl consulaire est un gouvernement de« concentration •· Ni extrême gauche, ni extrême droite ... la formule est ancienne, et, quand on l'entend, il est n'est pas mauvais de se souvenir qu'elle a été appliquée déjà : on peul juger des résullats donnés. En province, le coup d'Etat souleva plus de passion qu'il n'avait fait,, Paris. M. Aulard' a montré que, contre l'avis de presque tous les bisto1. Id., 23;2.
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